Africa-Press – Congo Kinshasa. Le Front Anti-Dialogue, mouvement citoyen et patriotique, a publié un communiqué ce 19 janvier 2026, dans lequel il s’oppose à la tenue d’un dialogue politique inclusif sans reconnaissance préalable de l’agression étrangère contre la RDC. Selon le communiqué signé par Héritier Ekoto Isasi, porte-parole du Front Anti-Dialogue, la reconnaissance explicite de l’agression étrangère est une condition sine qua non pour tout dialogue crédible.
Le Front Anti-Dialogue refuse un dialogue qui serait une mascarade politique destinée à organiser le partage du pouvoir entre élites et à consacrer l’impunité des criminels. Les organisations candidates au dialogue doivent rendre publics leurs revendications, agendas et desiderata avant l’ouverture des travaux, et s’engager à exclure toute amnistie directe ou déguisée, tout partage du pouvoir avec des acteurs armés ou leurs parrains, et à placer les victimes et la justice au cœur du processus politique.
La transparence intégrale des travaux du dialogue est également exigée, avec une retransmission en direct par les médias nationaux et internationaux. Les recommandations, résolutions et conclusions issues du Dialogue National inclusif devront être transmises au Parlement pour débat et soumises à la Cour constitutionnelle pour examen de conformité à la Constitution, faute de quoi le dialogue sera considéré comme illégitime et dépourvu de valeur juridique et politique contraignante pour le Peuple congolais.
Le Front Anti-Dialogue réaffirme que la RDC n’a pas besoin d’un dialogue pour blanchir les crimes, mais d’un choix politique clair entre la justice et l’impunité. « Pas de dialogue sans vérité. Pas de vérité sans justice. Nous ne dialoguerons pas avec des fusils encore fumants », conclut le communiqué.





