
Africa-Press – Congo Kinshasa. Le Président de l’Association Africaine des droits de l’homme (ASADHO) Jean-Claude Katende, a déclaré que certaines institutions nationales financent les groupes armés dans la partie Est de la République démocratique du Congo.
Sur tweeter, il a également annoncé que parmi les financiers de ces groupes armés qui causent des grandes violences dans cette partie du pays, figure aussi l’organisation mondiale de santé (OMS)
« Comment l’insécurité ne prouvait pas continuer à l’Est quand l’OMS et certaines institutions nationales financent les groupes armés ? La justice devrait engager des enquêtes, identifier les auteurs de tels actes et les poursuivre. Inimaginable ! » a-t-il déclaré sur tweeter.
Contacter par la rédaction congopolitis, ce dernier a renvoyé l’équipe consultée le rapport du groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, lequel renseigne sur son rapport du 23 décembre 2020, la participation des responsables des FARDC dans la fourniture des armes et munitions aux groupes rebelles.
« Le groupe Nduma défense du Congo-Rénové (NDC-R) a continué de bénéficier du détournement de stocks gouvernementaux, plusieurs officiers des FARDC lui fournissant des armes et des munitions. Les FARDC ont contribué à la scission du NDC-R, à sa restructuration et au renforcement de la faction Bwira, afin de mieux traquer la faction Guidon et combattre d’autres groupes armés » a renseigné le rapport du du groupe d’experts sur la République démocratique du Congo.
Malheureusement, aucune information incriminant l’organisation mondiale de la santé (OMS) n’a été trouvée.
Nonobstant l’état de siège décrété par le chef de l’État dans ces deux provinces, (Nord-Kivu et Ituri) les attaques perpétrées contre des civils par des groupes armés du Nord-Kivu, notamment l’ADF continuent à inquiéter la population.
Dans ce même cadre, l’armée congolaise a annoncé vendredi avoir perdu au moins 2.000 militaires depuis octobre 2014 dans la région de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, lors de combats contre des rebelles d’origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF).
« Au moins deux mille militaires sont tombés ici dans la région de Beni depuis octobre 2014 », dans les combats pour stopper les massacres des civils, a déclaré à la presse le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu.
Pas plus tard que jeudi 05 août 2021, huit personnes sont mortes lors d’une attaque armée attribuée aux rebelles ougandais des ADF au village de Mbingi, à environ 10 km de Mamove dans le territoire de Beni au Nord-Kivu. Selon la société civile locale qui livre l’information, plusieurs personnes sont aussi portées disparues.




