Kasseya et Stars de la Rumba Chantent Nkolo Mabele

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Kasseya et Stars de la Rumba Chantent Nkolo Mabele
Kasseya et Stars de la Rumba Chantent Nkolo Mabele

Africa-Press – Congo Kinshasa. 28 ans après la sortie de la chanson « Mwana Mpwo » qui célébrait la naissance du franc congolais, en 1998, l’auteur compositeur, Souzy Kasseya revient avec un nouveau morceau. Dévoilé vendredi à Kinshasa, le titre est particulièrement consacré à la valorisation de la monnaie locale face au dollar américain.

L’œuvre artistique dépasse le simple cadre musical. Elle s’inscrit dans une dynamique nationale de reconquête de la confiance et de la valorisation du franc congolais, symbole de la souveraineté monétaire et pilier de la stabilité macro-économique de la République démocratique du Congo. En 13 minutes, les artistes congolais de différentes générations ont rivalisé de leurs talents pour vanter l’appréciation et la stabilité de la monnaie congolaise.

De Jossart N’yoka Longo à Gaz Mawete, en passant par Koffi Olomide, JB Mpiana, Werra, Ferre Gola, Fally Ipupa, Heritier Wata…, les musiciens ont, à travers leurs voix, attribué l’évolution positive du franc aux efforts soutenus de la Banque centrale du Congo pour renforcer la discipline monétaire et améliorer la gestion des réserves de change. Pour le compositeur de la chanson, « il s’agit de faire le relief, de présenter un ouvrage musical, une sorte de fresque qui frôle l’infini et qui peut se décliner pendant longtemps. C’est pourquoi je considère ça comme un ouvrage. Des artistes qui se sont réunis autour de ce travail pour marquer leurs empreintes ».

L’auteur décrit également sa chanson comme un ouvrage et une grosse peinture. L’ingénieur Kasseya veut à travers « Franc congolais Nkolo Mabele » marquer les séquences prépondérantes de l’histoire du pays. « C’est aussi nôtre rôle de défendre le pays au moyen de la culture. Cette chanson circonscrit un moment inédit, inoubliable de l’histoire de notre pays concernant bien sûr la monnaie. Notre monnaie a connu beaucoup de fluctuations et ça doit être un élément que tout le pays devrait partager. Nous avons connu pendant très longtemps une monnaie qui ne faisait que se détériorer. Et cette situation nous a contraint d’être quelque peu résignés à l’idée que jamais l’inverse ne pouvait se produire », a-t-il renchéri.

Dans son discours, la conseillère en communication de la Banque centrale du Congo, Adriel Elongo a souligné que l’œuvre réalisée par Souzy Kasseya et les stars de la rumba incarnent, à travers cette expression culturelle, la résilience du peuple congolais et la consolidation progressive des fonctions essentielles de la monnaie nationale. Pour la Banque des banques, la nouvelle chanson vient écrire une nouvelle page de l’histoire sans en effacer aucune trace.

La représentante de la Banque centrale du Congo a rappelé que pendant de nombreuses années, la monnaie nationale a évolué dans un contexte marqué par des vulnérabilités structurelles et une forte préférence pour les devises étrangères. Cette situation a progressivement affaibli le rôle du franc congolais comme instrument d’épargne, d’investissement et de transactions. Aujourd’hui, grâce à la gestion rigoureuse et coordonnée des instruments de politique monétaire et de change, la stabilité du cadre macro-économique est une réalité restaurée.

La Banque centrale estime ainsi que l’appréciation récente du franc congolais sur le marché des changes constitue un signal fort de crédibilité dans la conduite de la politique monétaire par l’institut d’émission. Elle précise également que cette évolution positive se traduit concrètement par une augmentation progressive des dépôts libellés en francs congolais, une amélioration de la confiance du système financier congolais et une incitation accrue à l’épargne en monnaie nationale.

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