Lucha Critique l’Administration Tshisekedi Après Goma

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Lucha Critique l'Administration Tshisekedi Après Goma
Lucha Critique l'Administration Tshisekedi Après Goma

Africa-Press – Congo Kinshasa. Un an après la prise de Goma par les rebelles de l’AFC-M23, soutenus par le Rwanda, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) a rabroué l’administration Tshisekedi sur sa gestion de crise. L’organisation de la société civile pointe « l’incapacité et parfois l’indifférence des autorités congolaises » qui « perpétuent cette tragédie ».

Les jeunes activistes considèrent que le gouvernement semble ne pas être à la hauteur des défis. « Le système de défense défaillant n’a pas permis de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national », déplorent-ils. La situation sécuritaire dans l’est du pays demeure alarmante et préoccupante. La réalité vécue par les populations du Nord et du Sud-Kivu est un drame.

De Bunagana, dans le territoire de Rutshuru, à la plaine de la Ruzizi en passant par Goma et Bukavu, les Congolais subissent la terreur, la brutalité et les violations quotidiennes des droits fondamentaux. « Sous le joug, ils survivent dans la peur et dans la misère alors que les banques sont fermées et les activités commerciales sont paralysées ».

Face à cette situation, l’organisation exige le retrait immédiat des forces armées rwandaises du territoire congolais et la fin de l’occupation, conformément à la résolution 2773 du conseil de sécurité des Nations unies. « Nous appelons au sursaut citoyen et à la résistance populaire pour faire face aux défis internes de cette crise ».

Pour les défenseurs des droits humains, la cohésion nationale passe inexorablement par le dialogue inclusif qu’ils jugent indispensables pour un retour durable de la paix. « Ni oubli, ni abandon. Debout Congolais », concluent-ils dans un communiqué publié mardi 27 janvier 2026 depuis Lubumbashi. Les rebelles s’enracinent et la paix s’enlise. Aux commandes de la capitale du Nord-Kivu depuis 12 mois, l’AFC/M23 a profité de l’impasse diplomatique pour tenter de consolider son administration parallèle.

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