Pas De Dialogue Sans Mutamba Selon Joël Kabuya

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Pas De Dialogue Sans Mutamba Selon Joël Kabuya
Pas De Dialogue Sans Mutamba Selon Joël Kabuya

Africa-Press – Congo Kinshasa. Alors que Félix Tshisekedi promeut l’idée d’un dialogue national pour faire face à la crise multidimensionnelle que traverse son pays, l’entourage de l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, hausse le ton. Depuis les États-Unis, son assistant personnel, Joël Kabuya, pose un préalable clair: aucune discussion nationale crédible ne saurait s’ouvrir sans la libération immédiate de son mentor.
Une libération exigée comme préalable non négociable

La perspective d’un dialogue national continue de diviser la classe politique et l’opinion publique, dans un contexte marqué par l’insécurité persistante à l’Est, une polarisation politique croissante et une profonde défiance populaire à l’égard des institutions.

Joint par KIS24 depuis les États-Unis, où il séjourne actuellement, Joël Kabuya, assistant personnel de l’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux Constant Mutamba, a tenu à clarifier la position de ce dernier face à l’initiative présidentielle.

Pour Joël Kabuya, la libération immédiate et sans condition de Constant Mutamba constitue un préalable non négociable à toute initiative de dialogue national, telle que prônée par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

S’il affirme soutenir le principe d’un dialogue national inclusif, il estime que la participation physique et effective de Constant Mutamba aux discussions est indispensable pour garantir la crédibilité, l’équilibre politique et la transparence du processus.

Selon lui, un dialogue excluant ou marginalisant des figures politiques majeures serait vidé de sa substance et incapable d’engager durablement l’avenir du pays.

Rejet des concertations de façade et des compromis élitistes

Joël Kabuya met en garde contre les dérives observées lors des précédents processus politiques, souvent marqués par des compromis élitistes et des concertations de façade.

« Nous soutenons un dialogue qui rassemble et protège la nation, et non un mécanisme de marchandage politique ou de partage de pouvoir entre élites. Nous rejetons fermement la persécution politique, la manipulation des institutions et la trahison des intérêts du peuple congolais », a-t-il déclaré.

Il insiste sur la nécessité d’une véritable décrispation politique, fondée sur la bonne foi des acteurs et le respect strict des droits fondamentaux, conditions qu’il juge essentielles à la réussite de toute initiative nationale.

Pas de dialogue crédible avec des opposants en prison

À la suite, Joël Kabuya se montre catégorique: la population congolaise n’acceptera plus des simulacres de dialogue ni des compromis négociés en coulisses, responsables, selon lui, de l’échec répété des processus politiques antérieurs.

« Aucun dialogue sérieux, crédible et porteur d’espoir ne peut s’ouvrir tant que des opposants politiques sont injustement détenus ou réduits au silence. La justice ne peut être instrumentalisée au service d’agendas politiques », a-t-il martelé.

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