
Africa-Press – Congo Kinshasa. A six jours du scrutin, l’opposant et candidat président de la République, Moïse Katumbi, a, dans une interview accordée à la RFI, affirmé qu’il sera le gagnant de la course.
Le candidat Moïse Katumbi estime que les images de ses tournées prouvent à suffisance qu’il y a un total rejet de la population vis-à-vis de son challenger Félix Tshisekedi.
Il a souligné qu’une mauvaise élection va diviser le pays, « nous n’accepterons pas d’autres résultats que ceux publiés dans des bureaux de vote », a-t-il lancé.
Une fois élu président de la République Démocratique au lendemain du scrutin du 20 décembre, Moïse Katumbi promet de réduire le train de vie des institutions, de combattre l’impunité, car d’après lui l’État de droit n’existe plus. Il envisage aussi d’augmenter les salaires des fonctionnaires, baisser le taux de dollars, augmenter la fourniture en électricité.
A l’en croire, Félix Tshisekedi a échoué sur tous les plans, même éducationnelle.
« Partout où je suis passé pendant ma campagne électorale, je me suis renseigné, la gratuité n’existe pas. Elle n’existe que dans le discours de Félix Tshisekedi », a-t-il lancé.
Cependant, Moïse Katumbi dit ne pas regretter le fait que d’autres candidats présidents de la République, dont Denis Mukwege, ne se soient pas ralliés à lui.
« Je respecte son choix ! Chacun fait sa campagne à sa façon et moi, je suis sûr que je vais gagner les élections », a-t-il déclaré.
Revenant sur la possession d’un passeport Zambien, ce dernier a balayé toutes les accusations portées contre lui.
« Est-ce que le passeport de Katumbi c’est le bilan de Félix Tshisekedi ? Vous savez, c’est un faux débat. Je n’ai jamais voyagé avec un passeport Zambien. J’ai la lettre du ministère de l’Intérieur de la Zambie qui est sur internet et qui a même été réceptionnée par la cour constitutionnelle », a-t-il affirmé.
Et de poursuivre: « Bemba lui-même, son père, est portugais. Il est d’une famille portugaise ».
Au sujet de l’agression rwandaise dans l’Est de la République Démocratique du Congo, l’opposant a indiqué que le plus important pour le moment est d’avoir une bonne armée (bien rémunérée) et respectée par les voisins.
Ce n’est pas en pleurant ou en s’attaquant à Paul Kagame et les autres que la sécurité sera restaurée.
« On a tellement pleuré qu’on ne nous respecte plus », a-t-il dit.
A noter que ses adversaires politiques l’accusent d’être un candidat des étrangers qui déstabilisent la stabilité dans la partie Est du pays.
Pour rappel, le candidat président de la République numéro 3 et son équipe se rendent ce jeudi 14 décembre à Kolwezi dans la province du Lualaba, toujours dans le cadre de la campagne électorale qui se poursuit en RDC.
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