Procès Rossy Mukendi : la Cour militaire renvoie l’affaire au 22 juin prochain

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Procès Rossy Mukendi : la Cour militaire renvoie l'affaire au 22 juin prochain
Procès Rossy Mukendi : la Cour militaire renvoie l'affaire au 22 juin prochain

Africa-PressCongo Kinshasa. Ce vendredi 25 mai 2021, il s’est ouvert à la Cour militaire de Kinshasa-Matete, le procès du meurtre de Rossy Mukendi Tshimanga, militant pro-démocratie tué le 25 février dernier par les forces de l’ordre lors d’une manifestation. Sur le banc des accusés, la principale inculpée la commissaire supérieure adjointe, Carine Lokeso et le brigadier en chef, Tokis Kumbo. L’ autre accusé Kuya Bivuala, reste pour sa part, introuvable.

Après plus d’heure, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire le 22 juin prochain sur demande de la partie civile. La partie civile a sollicité et obtenu de la Cour cette remise, après que le ministère public ait soutenu que son officier n’était jamais saisi de ce dossier. D’après le ministère public, le Tribunal militaire de garnison Kinshasa-Matete, juridiction d’où est parti le dossier, n’a pas encore saisi son office ce dossier, pour que lui à son tour saisisse avec ce même dossier la Cour militaire.

Pour les avocats de la partie civile, le fait que le ministère public ait déclaré n’avoir pas été saisi du dossier prouve à suffisance que ce dossier est traité avec ” légèreté”. ” Un dossier ne peut pas s’égarer dans le pipeline entre le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Matete et la Cour militaire qui se trouve dans la même concession”, a fait savoir Me Richard Bondo.

“La Cour ne nous avez pas notifié afin de comparaître à l’audience de ce jour. Nous nous sommes faits violence, séance tenante pour ne serait- ce que prendre la parole pour faire observer à la Cour certaines irrégularités liées à la forme”, s’est plaint Arsène Tshimanga, frère de Rossy.

L’activiste Rossy Mukendi a été tué le 25 février 2018 par balle à la paroise catholique Saint Benoît (Lemba), lors d’une marche pacifique organisée par le Comité Laïc de Coordination (CLC) pour réclamer le départ de Joseph Kabila et l’organisation des élections crédibles. Depuis, sa famille réclame justice.

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