Africa-Press – Congo Kinshasa. Le partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis entre dans une phase opérationnelle avec la mise en place d’un comité conjoint de pilotage, organe central chargé de la gestion et du suivi de l’accord. « Le comité conjoint de pilotage est l’organe central chargé de la gestion et du suivi du partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis », a précisé le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, lors du briefing tenu mardi 30 décembre.
Composé de cinq représentants américains et de cinq représentants congolais, le comité suit les directives de chaque gouvernement. Du côté américain, les membres proviennent du département d’État, du département du Trésor, du département du Commerce et de deux autres agences fédérales. Du côté congolais, ils sont issus du ministère de l’Économie, du ministère des Finances, du ministère des Affaires étrangères, du ministère des Mines et de la présidence de la République.
Chaque partie désigne un co-président. Pour les États-Unis, il s’agit du représentant du département d’État, tandis que pour la RDC, le poste est occupé par le ministre de l’Économie. « Chaque partie désigne un co-président: le représentant du département d’État pour les États-Unis et le ministre de l’Économie pour la RDC », a rappelé Daniel Mukoko Samba.
Le comité se réunira à la fois en présentiel et à distance, de manière alternée entre la RDC et les États-Unis. La première réunion est prévue dans les 90 jours suivant l’entrée en vigueur de l’accord, soit au plus tard à la mi-mars 2026.
L’objectif principal de cet organe est clair: définir les priorités, assurer le suivi et superviser la mise en œuvre des projets stratégiques identifiés. « Ce comité définit les priorités, assure le suivi et supervise la mise en œuvre des projets stratégiques identifiés dans le cadre du partenariat », a t-il expliqué.
Conçu pour être un partenariat de long terme, l’accord prévoit une révision tous les trois ans afin d’ajuster certains éléments et améliorer son efficacité. En cas de retrait d’une partie, un préavis de cinq ans doit être notifié par écrit. Cette clause garantit la continuité des projets déjà engagés et la planification des actions futures.
Une coordination stratégique pour la sécurité et la gouvernance
Au-delà de l’aspect économique, le partenariat intègre des dimensions essentielles liées à la sécurité et à la gouvernance. « La stabilité de l’est du pays et celle de la région des Grands Lacs constituent un enjeu commun aux deux États, justifiant une coopération renforcée dans le domaine de la sécurité et de la défense, encadrée par des accords spécifiques », a t-il souligné.
L’accord prévoit également un appui technique pour renforcer les capacités de l’administration publique et lutter contre la corruption. Le gouvernement congolais entend ainsi créer un environnement institutionnel « plus efficace et plus transparent », condition essentielle pour la réussite des projets économiques à long terme.
Un autre axe majeur concerne le secteur minier, particulièrement l’exploitation artisanale. Cette activité est souvent source d’insécurité et de financements illicites. Le partenariat prévoit de soutenir les réformes visant à assainir ce secteur, protéger les exploitants artisanaux et sécuriser les investissements formels.
Selon le membre du gouvernement, cet engagement s’inscrit dans une logique de « paix durable et de gouvernance responsable des ressources naturelles ». L’accent est mis sur la sécurité, la transparence et la durabilité des actions menées dans le cadre de ce partenariat stratégique.
Le comité de pilotage devient ainsi l’instance clé pour la coordination et le suivi des projets. Les réunions régulières et le mécanisme de préavis de cinq ans assurent la stabilité et la continuité des initiatives, tout en garantissant que les décisions prises répondent aux objectifs fixés conjointement par les deux pays.
Pour Daniel Mukoko Samba, le comité représente un outil indispensable pour piloter efficacement les projets stratégiques, suivre leur mise en œuvre et assurer un dialogue permanent entre les deux parties. « Le comité conjoint de pilotage constitue l’instance clé pour la coordination et le suivi des projets stratégiques », a-t-il affirmé.
Le calendrier est clair: la première réunion du comité aura lieu à mi-mars 2026 et servira de point de départ pour la supervision des projets stratégiques et la coordination des efforts bilatéraux. Cette réunion constituera une étape déterminante pour la mise en œuvre concrète du partenariat et le suivi de ses objectifs à long terme.
Le comité conjoint de pilotage est ainsi présenté comme la pierre angulaire du partenariat stratégique, garantissant que chaque projet bénéficie d’un suivi attentif et d’une coordination efficace, tout en respectant les mécanismes prévus pour assurer la pérennité et la stabilité de la coopération entre la RDC et les États-Unis.





