Rétro-commissions et enquête au cabinet des Finances

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Rétro-commissions et enquête au cabinet des Finances
Rétro-commissions et enquête au cabinet des Finances

Africa-Press – Congo Kinshasa. Une polémique est née après que le ministre de la Justice a donné injonction au parquet de poursuivre deux conseillers du ministre des Finances, accusés par des avocats de la République démocratique du Congo d’exiger des rétro – commissions sur des paiements de leurs honoraires.

Les rétro – commissions de 10 voire 50 %, sont souvent exigées par des décideurs et fonctionnaires au niveau de la chaîne de la dépense, aux ministères du Budget et des Finances.

La pratique est connue, mais souvent difficile à prouver, parce qu’il aurait énormément d’intermédiaires et d’autre part, il y a des réseaux d’escrocs qui utilisent les noms des Conseillers pour raquetter les prestataires.

Dans ce cas précis, le ministre d’État en charge de la Justice a été saisi par les avocats de la République qui ont produit des enregistrements des communications et des échanges par messages avec des présumés membres du cabinet de Doudou Fwamba.

Or, selon le cabinet du ministre des Finances, lui-même avait sollicité le parquet dés que des allégations de demandes des rétro – commissions portées par les avocats de la République lui étaient parvenues.

Selon la ligne de communication adoptée, le parquet avait confronté et confondu lesdits avocats, en faisant appeler le contact téléphonique du prétendu Conseiller du ministre, en réalité un escroc usurpateur d’identité et de fonctions.

Saisi, comme indiqué ci-haut, le ministre d’État Guillaume Ngefa, a donné formellement injonction au parquet d’enquêter sur cette affaire citant des noms que l’ACP, média responsable, ne peut reprendre au risque de salir des présumés innocents.

En effet, en RDC, le ministre de la Justice peut donner légalement injonction au parquet d’organiser des poursuites mais ne peut pas interférer la conduite de l’enquête elle-même.

Pour ce cas, il est indiqué de laisser les enquêtes du parquet aller jusqu’au bout dans la mesure où, la précédente enquête n’a pas pu mettre la main sur ce réseau d’escrocs en se limitant à dégager la responsabilité des Conseillers cités.

Ce travail inachevé ne profite à personne d’autant plus que les avocats de la République n’ont pas désarmé en estimant que le retard de paiement de leurs honoraires serait justifié par le refus de verser des rétro – commissions.

Tout le monde gagne, en faisant toute la lumière sur cette affaire. Le cabinet du ministre Fwamba se verrait délivrer un certificat de transparence et de crédibilité, en mettant définitivement les deux Conseillers loin des soupçons infondés.

Enfin, le parquet devra trouver et poursuivre les escrocs qui organisent ces pratiques rétrogrades en usurpant les identités et les fonctions des membres du cabinet du ministre.

Plutôt que de chercher à étouffer cette enquête, il est de bon ton, de laisser les magistrats conduire tout le monde vers de vrais coupables, parce que ce n’est un secret que des réseaux d’escrocs opérent dans le secteur.

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