Violation du processus de Luanda : la RDC prête à se défendre contre ses agresseurs

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Violation du processus de Luanda : la RDC prête à se défendre contre ses agresseurs
Violation du processus de Luanda : la RDC prête à se défendre contre ses agresseurs

Africa-Press – Congo Kinshasa. La République démocratique du Congo est prête à se défendre contre ses agresseurs, après avoir constaté la violation du processus du mini-sommet de Luanda par les terroristes du M23, selon un communiqué signé, mercredi, par le vice-Premier ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, parvenu à l’ACP.

«La RDC est prête à toute éventualité et se défendra par tous les moyens, dans la ligne droite de la déclaration du Chef de l’Etat le 20 septembre 2022, à la 77ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU : « Nous, Peuple congolais, sommes décidés, cette fois-ci, à mettre fin à l’insécurité à l’Est de notre pays, quoi qu’il en coûte » » , relève ce communiqué du Gouvernement en rapport avec la situation sécuritaire au Nord-Kivu.

« En effet, après avoir saboté les résolutions de ce mini-sommet et tourné en dérision les Chefs d’Etat signataires du Communiqué final sus évoqué par des manœuvres dilatoires répétées et des simulacres de retrait du territoire Kibumba ainsi que du camp militaire de Rumangabo, dont ils contrôlent toujours les localités périphériques et les voies d’accès, le M23 et les Forces de défense du Rwanda (RDF) ont massacré 227 civils congolais innocents dans les localités de Kishishe et Pambo, dans la nuit du 29 au 30 novembre 2022. Ils ont poursuivi leur offensive militaire vers le plateau de Masisi au lieu de se retirer vers la montagne de Sabinyo, côté RDC… », dénonce ce document.

Pour le gouvernement congolais, « les terroristes du M23 et les autorités rwandaises qui les soutiennent n’ont pas, une fois de plus, respecté leur engagement, au mépris total de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de l’Union Africaine (UA), du Conseil de sécurité de l’ONU et des partenaires bilatéraux ».

« Le Gouvernement de la RDC a pris désormais acte du refus répété du M23 d’exécuté les prescrits du plan de paix établi par le mini-sommet de Luanda du 23 novembre 2022, dans le cadre du processus de Nairobi et de Luanda et en application des recommandations du Conseil de sécurité des Nations-Unies, et prend aussi acte du non-respect par le Rwanda des engagements pris dans le cadre des processus de Nairobi et de Luanda et du mini-sommet de Luanda du 23 novembre 2022 ainsi que de son refus de cesser de soutenir le groupe terroriste du M23 et d’agresser la RDC », poursuit le texte.

Interpellation des partenaires

Dans son communiqué, le gouvernement congolais a également interpellé l’ONU, l’UA, la CAE, la CIRGL et les partenaires bilatéraux et leur a demandé de prendre leurs responsabilités notamment en sanctionnant, selon leurs mécanismes et règles propres, les autorités rwandaises et les dirigeants du M23, qui ne cessent de les défier.

Selon la programmation établie par les Chefs d’Etats-majors généraux de l’EAC et le Commandant de la Force régionale de l’EAC, en présence du Chef du Mécanisme ad hoc de vérification à Dar-es-Salam le 15 décembre dernier, les terroristes du M23 devraient quitter toutes les zones occupées en territoire congolais, dimanche 15 janvier 2023.

Ce, en application du communiqué du mini-sommet de Luanda du 23 novembre 2022, pour permettre le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans ces zones et le retour des populations congolaises déplacées à leurs domiciles, rappelle le communiqué du gouvernement congolais.

Décisions majeures du mini-sommet de Luanda

Le président angolais, Joao Lourenço était l’hôte mercredi 23 novembre d’un mini-sommet sur la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC qui réunissait ses homologues congolais, burundais, le ministre rwandais des Affaires étrangères et l’ancien chef d’Etat kényan, nommé facilitateur pour la mise en place du processus de paix de Naïrobi pour la Communauté est-africaine.

Un sommet avait pour objectif déclaré d’établir un calendrier de mise en œuvre des actions prioritaires, en vue de la cessation des hostilités et du retrait immédiat du M23 des localités congolaises occupées.

Les chefs d’État ayant participé à ce mini-sommet ont pris une série de mesures inscrites dans un calendrier.

On y retrouve notamment un appel à la « cessation des hostilités en général, et en particulier des attaques du M23 contre les FARDC et la Monusco dès ce vendredi 25 novembre à 18 h (Jour J). Les chefs d’état en appellent aussi au respect du processus de paix de Nairobi, de la feuille de route de Luanda et des conclusions de Bujumbura et soutiennent le déploiement de la force régionale de l’EAC.

Parallèlement, le M23 doit se retirer des zones occupées et se replier sur ses positions initiales à Sabinio (côté RDC) sous le contrôle des FARDC, des forces régionales en collaboration avec la Monusco. Le texte prévoit aussi la mise en place d’une zone tampon avec le soutien de la Monusco et des forces régionales comme prévu dans le cadre des négociations des chefs d’Etat-major de l’EAC du 8 novembre 2022.

Le texte prévoit encore que « si le M23 refuse de se désengager et de libérer les territoires qu’il occupe actuellement, les chefs d’Etat de la CEA instruiront la force régionale à faire usage de la force pour les pousser à se soumettre ».

Le mini-sommet de Luanda évoque aussi « la fin des soutiens politico-militaires au M23 et à tous les groupes armés locaux ou étrangers qui opèrent dans l’est de la RDC ».

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