Africa-Press – Congo Kinshasa. Le député national élu de Sakania, Serge Konde, a déposé, le mardi 24 février, au bureau de l’Assemblée nationale, sa proposition de loi, visant à modifier et compléter la loi n° 11/023 du 24 décembre 2011 relative au secteur du sport en RDC.
À l’en croire, son initiative législative s’inscrit dans la volonté de doter le pays d’un cadre juridique adapté aux réalités actuelles du sport congolais, confronté à de nombreux défis structurels et organisationnels.
« Donc, c’est une proposition modifiant et complétant la loi numéro onze barre zéro vingt-trois du vingt-quatre décembre deux mille onze. Vous savez, depuis que cette loi a été votée à l’Assemblée nationale, on n’a jamais appliqué les règles qui sont dedans. Et nous, en tant qu’élus, en tant que législateurs, nous avons eu la chance, le mandat passé, d’être au gouvernement comme ministre des Sports et Loisirs. Et il a plu au président de la République de nous demander de convoquer les états généraux, qui ont été animés par plusieurs experts mondiaux en matière sportive », a-t-il déclaré.
L’élu de Sakania est revenu notamment sur les travaux issus des états généraux du sport organisés à Mbuela Lodge.
« Avec ces derniers, nous avons eu à amender et à mettre beaucoup de contenu dans cette loi. Alors, il était question pour nous, en tant qu’élus aujourd’hui, de mettre en pratique ce que nous avions pris comme résolutions aux états généraux de Mbuela Lodge. Nous avons eu à travailler sur l’ancienne loi, la modifier, la compléter, essayer de mettre ce qui manquait là-dedans pour que, finalement, on arrive à donner à la population congolaise sa politique sportive, parce que c’est ce qui nous manque aujourd’hui », a-t-il noté.
Pour Serge Konde, cette réforme apparaît comme une réponse aux nombreuses insuffisances qui gangrènent actuellement le secteur sportif national.
« Aujourd’hui, vous voyez qu’il y a des championnats à l’arrêt, il y a des athlètes qui ne sont pas rémunérés comme il se faut et nous avons beaucoup de lacunes par rapport à notre sport. Comment amener notre sport à guérir, finalement? Il nous faut une proposition de loi. Voilà ce que nous venons de faire », a-t-il conclu.
Il sied de noter que cette proposition de loi sera examinée au cours de la session parlementaire de mars.





