Affrontements Wazalendo à Butembo, dimanche de terreur

5
Affrontements Wazalendo à Butembo, dimanche de terreur
Affrontements Wazalendo à Butembo, dimanche de terreur

Africa-Press – Congo Kinshasa. La ville de Butembo s’est réveillée sous le choc ce dimanche 4 janvier 2026. Des détonations d’armes à feu ont déchiré le calme matinal dans la commune de Vulamba, opposant deux groupes de combattants Wazalendo. La société civile locale tire la sonnette d’alarme et appelle à une intervention urgente des autorités.

Il était environ 4h30 du matin lorsque les premiers tirs ont retenti sur la colline Munzambaye, au Quartier Congo Ya Sika. Très vite, la panique s’est emparée des habitants des quartiers environnants: Matembe, Kambali et Mukalangirwa. Selon des témoignages recueillis sur place, de nombreuses familles ont passé de longues heures terrées sous leurs lits ou confinées dans leurs habitations, craignant pour leur vie.

À l’origine de ce regain de tension, un conflit interne entre deux factions de combattants autrefois alliés. Selon le noyau de la société civile de Vulamba, les affrontements opposent les hommes de l’autoproclamé « Général » Tango Fort à ceux dirigés par un certain Fiston Njoli. Ce différend, dont les causes profondes restent floues, ne date pas d’aujourd’hui. Les hostilités auraient débuté dès le 1er janvier à Kitovo, avant de s’intensifier avec l’incendie de l’état-major de Tango Fort à Misugho ce samedi 3 janvier.

La colline Munzambaye est devenue, ce dimanche, le nouveau théâtre de cette lutte fratricide en plein périmètre urbain. Sur le terrain, la situation semble avoir tourné à l’avantage du groupe de Fiston Njoli.

Des sources locales affirment que ses combattants ont réussi à déloger les troupes de Tango Fort de leur position stratégique sur la colline. À l’heure actuelle, les hommes de Fiston Njoli seraient les seuls visibles dans la zone, maintenant un climat d’incertitude pesant sur la population civile.

Face à cette « insécurité urbaine importée », la coordination des forces vives de la commune de Vulamba n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué officiel, elle condamne avec la dernière énergie la transformation des quartiers résidentiels en champs de bataille. « Nous exhortons les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour rétablir l’ordre public et protéger les civils qui sont les premières victimes de ces violences », a déclaré Kakule Musayi Jean-Baptiste, président de la structure.

Tout en appelant la population à la vigilance et à la collaboration avec les services de sécurité officiels, la société civile réitère son exigence pour une paix durable à Butembo, rappelant que la sécurité des citoyens ne doit plus être l’otage de querelles entre groupes armés.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here