Africa-Press – Congo Kinshasa. Le député national César Matabaro a déposé, mercredi 25 février 2026, au bureau de l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à briser la barrière linguistique et à renforcer la diplomatie congolaise.
Cet élu du territoire de Walungu estime que l’introduction renforcée de l’anglais dans le système éducatif congolais permettrait à la République démocratique du Congo de mieux s’intégrer dans les échanges internationaux et de moderniser son enseignement.
Selon l’initiateur du texte, plusieurs failles persistent dans le secteur de l’enseignement national, notamment en ce qui concerne l’apprentissage des langues étrangères.
Actuellement, l’anglais est introduit à partir de la 8e année, mais César Matabaro propose qu’il soit enseigné dès l’école primaire, puis devienne progressivement une véritable langue d’enseignement au niveau des humanités et de l’université. Il suggère également que des enseignants qualifiés, y compris en provenance des États-Unis d’Amérique et d’autres pays anglophones, puissent être sollicités pour garantir un apprentissage de qualité.
« La loi que je propose ne demande pas que l’anglais soit une deuxième langue officielle. Je demande simplement que l’anglais devienne une langue d’apprentissage au primaire et une langue d’enseignement à l’université, au même titre que le français. Le volume horaire consacré à l’anglais devrait être équivalent à celui du français. Nous voulons moderniser notre enseignement à partir de la base », a déclaré le député, soulignant l’importance stratégique de cette réforme pour l’avenir du pays.





