Dinacope, une robuste enquête sur les frais perçus de l’Éxetat

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Dinacope, une robuste enquête sur les frais perçus de l’Éxetat
Dinacope, une robuste enquête sur les frais perçus de l’Éxetat

Africa-Press – Congo Kinshasa. Son rêve de se maintenir à la tête de l’Éducation nationale risque de virer au cauchemar. Tony Mwaba, le ministre Udps de l’EPST, va devoir faire avec l’enquête qui arrive bientôt dans sa cour. L’homme de droit est appelé à apprêter déjà les documents pour justifier les millions de dollars volatilisés dans son secteur. Le point d’ancrage des investigations demeure la destination de 30 dollars de frais de participation que paye chaque élève finaliste de l’Éxamen d’état. Montant que perçoivent pourtant ses services sur l’ensemble du pays.

Épreuve difficile pour Tony Mwaba. Le successeur de Willy Bakonga à l’EPST va ouvrir ses bureaux aux équipes d’investigation. L’ordre vient d’en haut. Aucun bouc-émissaire à rechercher car il s’agit d’une enquête routinière même s’elle peut revêtir d’un caractère spécial selon l’ampleur de la tâche. La lettre du directeur de cabinet du chef de l’État fuitée vendredi soir et consultée par Ouragan instruit à l’Inspection générale des finances et la Cour des comptes d’effectuer un contrôle mixte suite au soupçon de détournement de fonds au sein du ministère l’Enseignement primaire, secondaire et technique.

Ainsi, Guylain Nyembo demande au premier président de la Cour des comptes de désigner une équipe des magistrats et auditeurs devant se joindre aux inspecteurs de l’IGF pour effectuer cette enquête.

« Je vous demande de bien vouloir désigner une équipe des magistrats et auditeurs de la Cour des comptes pour travailler avec les inspecteurs des finances déjà à l’oeuvre afin de contrôler la gestion de la Direction nationale de contrôle de la paie des enseignants ainsi que l’affectation faite par l’Inspection générale de l’enseignement primaire, secondaire et technique des frais de participation aux examens d’État éditions 2022 et 2023 par les élèves », détaille le dircab.

De manière précise, M. Nyembo rappele qu’« à la fin de cette mission, un rapport conjoint assorti des recommandations devra être soumise à son excellence monsieur le président de la République ».

Quelques semaines après l’incident qui l’a vu refuser de permettre aux inspecteurs des finances de mener une mission de contrôle dans son ministère, le président de la République déploie cette fois-ci une autre mission de contrôle plus robuste.

Dans la classe politique, les voix s’accordent à dire que les chances du ministre sortant de succéder à lui-même ou d’occuper un autre portefeuille dans le futur gouvernement, se sont totalement amoindries. Déjà Tony Mwaba, durant le premier quinquennat de Fatshi, avait été au cœur d’un chapelet de lourdes présomptions de malversations financières: Veridos, Tournoi scolaire, Frais de fonctionnement du Service de contrôle de paie des enseignants (SECOPE), etc. Sa plainte contre Alingete qu’il considère comme un épouvantail, n’est qu’un pétard mouillé. Les faits vont le clouer, a tranché un syndicaliste de l’EPST.

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