Le Saviez-Vous ? les Jeux qui Ont Marqué Notre Enfance

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Le Saviez-Vous ? les Jeux qui Ont Marqué Notre Enfance
Le Saviez-Vous ? les Jeux qui Ont Marqué Notre Enfance

Africa-Press – Congo Kinshasa. Les enfants de notre époque sont majoritairement occupés à jouer sur les téléphones smartphones, tablettes et autres inventions de la technologie qu’ils passent à côté des moments d’évasion qui devraient leur plaire. Ces jeux qui, dans un aspect socio-psychologique, prouvent à quel point les enfants sont capables de se découvrir, de s’affirmer à côté de l’école qui les prépare à un certain avenir. Voici un aperçu de quelques activités phares du terroir qui ont marqué l’enfance des petits Congolais.

Que l’on soit fille ou garçon, plusieurs activités ont fait planer notre enfance dans un monde imaginaire où l’on pouvait créer, innover, plaire dans la bonne humeur tout en s’amusant. EIles ont consolidé la solidarité entre les enfants, l’esprit d’équipe et le fair play.

La dinette

L’instinct de la maternité fait son apparition même dans cet âge si tendre. La fille fait la maman en préparant de petits plats non pas dans des casseroles mais dans des boîtes de tomate ou de conserve fraîchement utilisées. Un peu de légumes, d’huile, de sel ou de viande sur fond de tomate et le tour est joué. La marmite de fortune est posée sur trois petites pierres à côté desquelles sont placées des brindilles ou des braises sur lesquelles on doit constamment souffler pour faciliter la combustion de la nourriture. Ce jeu où l’enfant se prend pour un adulte en s’adonnant à certains travaux domestiques est pratiqué dans toutes les civilisations. Chaque peuple le fait à sa manière et selon sa culture. Les garçons étaient parfois associés à ce jeu connu pour être celui des filles, en jouant le rôle de père. Ce qui a plus tard donné naissance à des relations amoureuses.

Le jeu de pied

Ce petit jeu convivial se pratique avec les pieds (parfois aussi avec les mains) à un contre un. Les mouvements de pieds sont habituellement précédés de sautillements, de claquements des mains et de chants. Le jeu mettait aux prises deux concurrentes. L’une devait deviner le pied que son adversaire allait balancer vers l’avant pour faire la même chose afin d’éviter l’élimination. La perdante cédait sa place à une autre. Les points étaient comptés avec des élastiques. Le “nzango” est associé aux chants, aux danses, aux claquements des mains qui donnent à ce jeu une connotation sportive. Originaire de Centrafrique, le nzango s’est installé au Congo en 1932. Ce nom dérive du sango, langue parlée dans l’ancien Oubangui-Chari. En effet, bien des ressortissants de ce pays ont participé à la construction du Chemin de fer Congo-Océan qui relie Brazzaville et Pointe-Noire. Le soir, les femmes centrafricaines qui habitaient dans un village dans le Mayombe se détendaient en jouant à ce jeu encore inconnu au Congo. Sango est devenu nzango par la mauvaise prononciation des colons français. Le jeu va ensuite traverser le fleuve pour s’implanter en République démocratique du Congo.

La corde à sauter

Ce jeu associe le plus souvent trois personnes. Il s’agit de sauter par-dessus une corde maniée par deux joueurs qui en tiennent les extrémités et qui déterminent la cadence. Ils la balancent dans un mouvement circulaire tout en chantant: ” Silikoti, olingi okoti ya ofele”. Un troisième joueur commence à sauter au milieu., Le rythme au début est faible puis progressivement, il devient rapide. Un quatrième joueur peut s’introduire ainsi qu’une deuxième corde pour rendre le jeu difficile et divertissant. On est éliminé au moindre faux pas ou si on n’arrive pas à franchir la corde au bon moment. Ce jeu de société qui est un véritable sport améliore le rythme cardiaque.

Les petits poteaux

Lorsque les enfants jouent aux petits poteaux (partie de football sans gardien des buts) pendant la récré ou au quartier, ils ne le font pas du sport (peut-être par procuration) mais en réalité ils s’amusent. Le plus souvent, ils jouent pieds nus sur un petit terrain vague sans arbitre, sans limitation de temps de jeu, sans entraîneur, sans public, sans pause. Ce jeu cultive la maîtrise du ballon, l’art du drible et la précision dans les passes décisives. Une partie de foot sous la pluie est un grand moment de bonheur que les ados ne veulent en aucun cas manquer. Une belle aubaine si la foudre ne vient pas gâcher la fête.

Sur cette liste non exhaustive on ajoute la poupée en tissu, le tambour d’eau, la course au couteau, la guerre, l’orchestre manzanza, le jeu de bille et de bouchon, le loup et le chat…

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