Modernisation de l’Enseignement Supérieur par IA et Biométrie

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Modernisation de l'Enseignement Supérieur par IA et Biométrie
Modernisation de l'Enseignement Supérieur par IA et Biométrie

Africa-Press – Congo Kinshasa. La République démocratique du Congo fait face à un défi majeur: la modernisation de son système d’enseignement supérieur. Dans un monde de plus en plus numérique, de nombreuses universités du pays fonctionnent encore avec des méthodes manuelles, lentes et parfois peu fiables.

Pour John Santos, développeur et fondateur de PrimeMIS, le constat est sans appel: « La transition du système éducatif vers le numérique n’est plus une option. L’éducation est la base de toute nation qui veut se développer. Moderniser l’éducation, c’est préparer la génération qui vient. »

C’est dans cette logique qu’il a conçu PrimeMIS, « une solution numérique pensée pour répondre aux réalités africaines ». Son ambition est claire: offrir aux universités un outil moderne capable de gérer l’ensemble des activités académiques. « PrimeMIS modernise les activités académiques des universités et centralise l’administration, la pédagogie et la performance académique », explique-t-il.

Une gestion académique centralisée et transparente

Grâce à PrimeMIS, les étudiants peuvent suivre leur parcours académique en temps réel. Notes, annonces officielles, évolution des résultats ou encore réclamations: tout est accessible à partir d’une seule plateforme.

« PrimeMIS apporte plus de flexibilité aux étudiants comme au corps académique et offre une visibilité totale sur le parcours académique », souligne John Santos.

Pour les universités, l’impact est significatif. La solution permet de réduire la paperasse et d’améliorer l’efficacité administrative. « PrimeMIS diminue la lourdeur administrative dans les universités », permettant ainsi aux institutions de se recentrer sur leur mission principale: former des étudiants compétents et crédibles.

Mettre fin à la fraude grâce à la biométrie

L’un des problèmes les plus sensibles du système universitaire congolais reste la fraude académique, notamment lors des examens. « L’identité des étudiants est un problème majeur dans nos universités », explique John Santos. Il arrive encore que des personnes passent des épreuves à la place d’autres, fragilisant la valeur des diplômes délivrés.

Pour répondre à ce défi, PrimeMIS intègre la biométrie. « Avec la biométrie, c’est l’étudiant réel qui passe l’examen, pas un autre », affirme-t-il. Chaque étudiant est enregistré à l’aide de ses empreintes digitales. Le jour de l’examen, celles-ci sont vérifiées lors de la remise de la copie. *« Sans empreinte, le système considère que vous n’étiez pas présent à l’examen ». *

Cette technologie permet de sécuriser les évaluations et de restaurer la confiance dans le système universitaire. « La biométrie renforce la crédibilité et l’efficacité du système éducatif. PrimeMIS combat la fraude académique à la racine », insiste le fondateur.

L’intelligence artificielle au service de la réussite étudiante

PrimeMIS ne se limite pas à la gestion administrative. La plateforme intègre également l’intelligence artificielle pour accompagner les étudiants dans leur progression académique.

« L’intelligence artificielle analyse les forces et les faiblesses de chaque étudiant à partir de ses résultats », explique John Santos. Sur cette base, le système peut suggérer des ressources pédagogiques adaptées afin de combler les lacunes identifiées. *« Le logiciel propose des contenus ciblés en fonction des besoins de l’étudiant ». *

Cette approche personnalisée transforme la manière d’apprendre. « PrimeMIS ne se contente pas de gérer, il accompagne la progression académique », contribuant ainsi à réduire l’échec et le décrochage universitaire.

La digitalisation bénéficie également aux enseignants. « Les enseignants n’ont plus à gérer des milliers de documents papier ou des fichiers Excel dispersés », explique-t-il. Notes, listes et rapports sont centralisés sur une seule plateforme. Résultat: « le numérique améliore la performance du corps académique » et libère du temps pour l’enseignement et l’encadrement des étudiants.

Une ambition panafricaine

PrimeMIS est actuellement en phase de test dans plusieurs pays africains. « La plateforme est en expérimentation au Kenya, au Tchad et en RDC, et l’Université de Kinshasa fait partie des premières institutions pilotes », précise John Santos.

Pour lui, le retard numérique du continent n’est pas une fatalité. « Nous sommes en retard sur les outils numériques, mais il est temps d’agir », affirme-t-il, rappelant que plusieurs pays africains ont déjà engagé la digitalisation de leurs universités.

L’ambition est clairement affichée: « Faire de PrimeMIS un outil incontournable en Afrique ».

En combinant biométrie, intelligence artificielle et gestion académique intégrée, PrimeMIS pourrait ouvrir la voie à une nouvelle ère de l’enseignement supérieur en RDC, plus juste, plus efficace et résolument tournée vers l’avenir.

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