Mpox en RDC: 300 cas hebdomadaires, 19 foyers actifs

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Mpox en RDC: 300 cas hebdomadaires, 19 foyers actifs
Mpox en RDC: 300 cas hebdomadaires, 19 foyers actifs

Africa-Press – Congo Kinshasa. La lutte contre le Mpox en République démocratique du Congo enregistre une évolution notable à la fin de l’année 2025. Les données officielles révèlent une diminution significative du nombre de cas hebdomadaires, passant de plus de 2000 à seulement 250 ou 300. Cette tendance encourageante s’accompagne néanmoins d’une persistance de la maladie dans plusieurs foyers actifs, principalement localisés dans des régions en proie à d’importants défis sécuritaires et logistiques.

Comment expliquer cette baisse du nombre de cas de Mpox en RDC? Selon les responsables sanitaires, cette diminution pourrait être le résultat des efforts de surveillance accrue, de sensibilisation des communautés et d’une meilleure prise en charge des patients. Cependant, la vigilance reste de mise, car le virus n’a pas été éradiqué. La concentration des nouveaux cas dans des zones instables, où l’accès aux soins est souvent limité, représente un défi majeur pour les équipes de santé publique sur le terrain.

La situation épidémiologique du mois de décembre 2025 se caractérise par une focalisation géographique. Sur les 19 zones de santé ayant notifié des cas, un bon nombre se situent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces régions, confrontées à l’insécurité, voient leurs systèmes de santé fragilisés, ce qui peut entraver la détection rapide des cas et la mise en œuvre des mesures de contrôle. La province du Sankuru est également concernée par cette persistance de la maladie.

Quels sont les symptômes de la variole du singe, ou Mpox, que les populations doivent connaître? Cette maladie se manifeste généralement par de la fièvre, des maux de tête intenses, des douleurs musculaires, un épuisement et des adénopathies (gonflement des ganglions lymphatiques). L’éruption cutanée, qui évolue en vésicules puis en croûtes, est un signe distinctif. La transmission se fait principalement par contact direct avec les lésions, les fluides corporels ou des objets contaminés. Une compréhension claire de ces symptômes par le public est cruciale pour une consultation précoce et pour limiter la propagation.

Face à cette persistance localisée du Mpox au Congo, que peuvent faire les autorités et les communautés? La priorité absolue reste le renforcement de la surveillance dans les zones de santé affectées, en particulier au Nord-Kivu et au Sankuru. Il est impératif de garantir un accès sans entrave aux soins de santé primaires, même dans les zones difficiles d’accès. Les messages de prévention – incluant l’importance de l’hygiène des mains, l’évitement des contacts avec des animaux sauvages malades ou morts et l’isolement des personnes symptomatiques – doivent être continuellement relayés.

La diminution des cas notifiés est une lueur d’espoir dans la gestion de cette épidémie de Mpox en RDC. Toutefois, elle ne doit pas mener à un relâchement des efforts. La fin de l’année 2025 marque un tournant, mais pas la fin de la course. La consolidation de ces progrès et la protection des populations les plus vulnérables, notamment dans les provinces de l’Est, nécessiteront un engagement soutenu et des ressources adaptées. La riposte doit rester agile pour prévenir toute résurgence, en maintenant un bouclier sanitaire solide à travers tout le pays.

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