Africa-Press – Congo Kinshasa. De plus en plus d’analystes s’interrogent sur le bilan de l’opération Zéro trou à Kinshasa. À ce jour, on est en droit d’affirmer que cette initiative a été un fiasco innommable, d’autant plus que le peu de travaux réalisés a englouti des sommes importantes.
Or, la quasi-totalité des routes de la capitale n’est aujourd’hui qu’un chapelet de trous. Plusieurs artères de Kinshasa se dégradent sous le regard indifférent des autorités publiques. Dans presque toutes les communes, cette « maladie » se propage à une vitesse incalculable. Combinée au phénomène des embouteillages, la situation offre un spectacle peu reluisant.
Il convient également de signaler que les personnes à qui la responsabilité de mener à bon port cette opération avait été confiée n’ont jamais été inquiétées, malgré un bilan largement négatif. Elles semblent jouir d’une impunité telle qu’elles en viennent à défier tout le monde. C’est le refrain de toujours.
Dès lors, il y a lieu de s’interroger sur le rôle et l’efficacité de certaines structures de l’État chargées du contrôle. Pourquoi ce laisser-faire alors que la République démocratique du Congo se veut un État de droit, où chacun est censé répondre de ses actes devant la loi?
Où en est réellement l’opération Zéro trou à Kinshasa, pour laquelle tant d’eau a coulé sous les ponts en termes de tapage médiatique? Qu’est-ce qui a concrètement été réalisé depuis son lancement jusqu’à ce jour? Autant de questions que se posent de nombreux Kinois et qui méritent des réponses claires et appropriées.





