personne n’ose ouvrir le commerce au centre-ville de Butembo, des dispositifs sécuritaires déployés pour empêcher des manifestations devant la base de la Monusco

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personne n'ose ouvrir le commerce au centre-ville de Butembo, des dispositifs sécuritaires déployés pour empêcher des manifestations devant la base de la Monusco
personne n'ose ouvrir le commerce au centre-ville de Butembo, des dispositifs sécuritaires déployés pour empêcher des manifestations devant la base de la Monusco

Africa-PressCongo Kinshasa. La journée s’annonce sans activités ce lundi 5 avril en ville de Butembo (Nord-Kivu). Jusqu’à 9h30 locales, personne n’ose ouvrir la porte de sa boutique ou magasins dans cette ville commerciale. Les banques sont fermées, et le marché central vide. Aux abords de la rue Président de la République, la principale artère de la ville, des commerçants sont visibles à petits groupes devant la porte de leurs boutiques pour discuter de la situation. Des écoles, les unes n’ont pas ouvert, d’autres ont renvoyé les élèves et les enseignants à la maison. Une situation consécutive aux appels à grever lancés par une coalition d’une dizaine d’associations qui demandent le départ de la Monusco qu’elles accusent de passivité face à la recrudescence de massacres des civils à Beni (Nord-Kivu) et Irumu (Ituri).

Importants dispositifs sécuritaires déployés

Le reporter d’ACTUALITE.CD a parcouru la ville, de Nziapanda (entrée sud), à la mairie de Butembo (nord-ouest) pour se rendre compte de la situation. A Nziapanda on constate les traces des barricades évacuées.

ACTUALITE.CD note également un déploiement important des dispositifs sécuritaires. Des policiers et militaires de la brigade de commandos sont visibles dans des carrefours stratégiques, notamment à Nziapanda, au rond-point monument historique (ex-VGH), à la Sonas. En cellule Bel air où se trouve le quartier général de la Monusco ainsi que la mairie, les autorités ont barricadé, dès le petit matin les artères principales pour empêcher les manifestants de venir organiser leur sit-in.

« Seul quelques personnes sont autorisées à franchir ici aujourd’hui. Si vous voulez franchir, appelez nos autorités hiérarchiques. Si vous êtes du quartier, vous connaissez bien le milieu, contournez s’il vous plaît », nous explique gentillement sur fond d’un français bien articulé, un militaire commis à la barrière érigée à l’entrée de la mairie, sur l’avenue Père Jérôme Masumbuko. A partir de cette barrière, ACTUALITE.CD a aperçu des casques bleus de la Monusco placer des fils barbelés à la porte d’entrée de l’enclos de la base. Des manifestants ne seront donc pas les bienvenus à cet endroit où ils ont prévu d’organiser pendant trois jours successifs des sit-in pour exiger le départ de la Monusco. Une dizaine de manifestants du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) ont été visibles à hauteur du CAP-Kalimbute, et scandaient des chants, en attendant de rejoindre la chaussée afin de débuter leur procession. Jusqu’à 10h00, aucun incident n’était rapporté à ACTUALITE. CD.

Claude Sengenya

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