Africa-Press – Congo Kinshasa. Une flambée de violences communautaires a endeuillé le territoire de Bagata, dans la province du Kwilu, entre mardi et mercredi 7 janvier 2026. Le bilan provisoire fait état d’au moins trois personnes tuées et de près de cinquante habitations réduites en cendres, à la suite d’affrontements entre les habitants des villages de Falwono et de Fampie.
Selon des sources locales citées par actualité. cd, les tensions trouvent leur origine dans un différend ancien lié au pouvoir coutumier. La situation aurait basculé après le meurtre du fils du chef du village Fampie, attaqué puis décapité par des habitants de Falwono. Cet acte a déclenché une spirale de représailles: des membres de la communauté de Fampie auraient, à leur tour, tué deux personnes et incendié de nombreuses maisons dans le village voisin.
La brutalité des faits, marquée notamment par des actes de décapitation, a profondément choqué les populations locales, déjà fragilisées par l’insécurité. Pour la société civile, ces violences traduisent aussi les failles dans la gestion du conflit et l’insuffisance du dispositif sécuritaire sur le terrain.
Le président du Cadre de concertation de la société civile du Kwilu, Placide Mukwa, tire la sonnette d’alarme et appelle à une réaction rapide des autorités. Il déplore la faible présence des services de sécurité dans la zone de Manzasay et estime que les effectifs actuellement déployés ne sont pas en mesure de contenir l’escalade entre les deux communautés.
Placide Mukwa rappelle que le conflit opposant les chefs coutumiers de Fampie et de Falwono avait pourtant été tranché par le passé en faveur de Fampie. La réouverture du dossier par les autorités et le transfert du pouvoir coutumier à Falwono seraient, selon lui, à l’origine de la contestation actuelle. Face à la gravité de la situation, il plaide pour l’envoi urgent de renforts policiers mieux équipés afin de rétablir le calme et prévenir de nouvelles violences.





