En Côte d’Ivoire, un trafic de cocaïne qui intéresse la DEA américaine

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En Côte d’Ivoire, un trafic de cocaïne qui intéresse la DEA américaine
En Côte d’Ivoire, un trafic de cocaïne qui intéresse la DEA américaine

Africa-Press – Côte d’Ivoire. L’enquête ivoirienne ayant entraîné le démantèlement, en avril 2022, d’un trafic de cocaïne entre l’Amérique du Sud et l’Europe, via la Côte d’Ivoire, a été bouclée par le pôle pénal économique et financier du tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau.

Alassane Ouattara continue de suivre de près cette affaire, dans laquelle il a décrété une tolérance zéro. Le dossier, toujours en attente de jugement, pourrait bien être relancé dans les jours à venir. Selon nos informations, les principaux membres connus du réseau, les Espagnols Picabea Cairnes Aitor, Miguel Angel Devesa Mera et José María Muñiz Cadabal, alias Virus, sont passés aux aveux début mai et auraient lâché quelques noms, dont ceux d’individus impliqués au sein de l’appareil d’État ivoirien.

Transfert de suspects

Ces révélations font depuis l’objet de vérifications pointues. Les autorités américaines s’intéressent elles aussi de près à cette affaire. Une équipe de la Drug Enforcement Administration (DEA) séjourne actuellement en Côte d’Ivoire, où elle manœuvre en faveur d’un accord secret avec le gouvernement ivoirien pour organiser le transfert de certains suspects aux États-Unis. Les ressortissants espagnols, cités dans d’autres dossiers sur le territoire américain, sont notamment dans la ligne de mire de la DEA. Des agents fédéraux américains ont déjà séjourné maintes fois en Côte d’Ivoire dans le cadre de cette affaire et ont collaboré à plusieurs opérations antidrogue ces derniers mois.

Le 5 mai, la justice ivoirienne a remis en liberté les hommes d’affaires ivoiro-libanais Richard Ghorayeb et Abbas Hamka, ainsi que le Français Dominique Amata. Tout en les gardant sous contrôle judiciaire. Cette libération a été accueillie avec soulagement par les « frères de lumière » de la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI), la principale et influente loge maçonnique du pays, dont Richard Ghorayeb est membre.

Autre suspect dans cette affaire, Hussein Taan, gérant de la chaîne de restauration abidjanaise Des gâteaux et du pain, reste pour sa part en détention. La justice continue d’étudier certains éléments de son dossier. L’Italien Maurizio Coco, ingénieur en bâtiment impliqué également, demeure lui aussi incarcéré.

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