En Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé ne présentera pas de candidats aux locales

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En Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé ne présentera pas de candidats aux locales
En Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé ne présentera pas de candidats aux locales

Florence Richard

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep) tenait ce dimanche 14 mai son premier congrès politique ordinaire à Abidjan. À cette occasion, son président, Charles Blé Goudé, a annoncé que son parti ne participerait pas aux élections locales – municipales et régionales – du 2 septembre.

Le Cojep « décide de rester prioritairement focus sur les actions de paix, de cohésion et de rassemblement des Ivoiriens » et « appelle les cadres et responsables du parti à faire barrage à la violence politique, en particulier la violence électorale, d’où qu’elle vienne », précise un communiqué. Ainsi, le parti fondé en 2015 s’engage à « œuvrer pour des élections zéro blessé et zéro mort. »

Une tournée « pour la paix »

Charles Blé Goudé est rentré à Abidjan le 26 novembre 2022, un an et demi après son acquittement définitif par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité commis durant la crise post-électorale de 2010-2011 – acquittement également prononcé pour son ancien mentor Laurent Gbagbo.

Le quinquénaire a depuis promis d’œuvrer pour la réconciliation nationale et a demandé « pardon » aux victimes. L’ancien « général de la rue » a par ailleurs entrepris une tournée en Côte d’Ivoire « pour la paix, la cohésion sociale et le rassemblement des Ivoiriens ».

Ambitions affichées

Depuis son retour, Charles Blé Goudé n’a pas abandonné ses ambitions politiques pour autant. Lors de sa première conférence de presse sur le sol ivoirien, l’ancien syndicaliste avait clairement annoncé la couleur. « Je veux gouverner ce pays un jour », avait-il lancé au terme de près de trois heures de discours.

En 2019, il avait été reconnu coupable par la justice ivoirienne d’« actes de torture, homicides volontaires et viol » et condamné à vingt ans de prison, dix ans de privation de ses droits civiques et 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts à verser aux victimes. Une condamnation qui, pour l’heure, l’empêche de se présenter à une élection. « Un jour ou l’autre, mes droits seront restaurés », assurait-il dans une récente interview accordée à Jeune Afrique.

L’ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo, avec qui les liens sont désormais distendus, a par ailleurs annoncé ce dimanche son intention d’organiser une « fête de la dignité et de l’espérance » le 26 novembre prochain, dont la première édition sera combinée avec le troisième congrès ordinaire du Cojep.

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