Luc-Roland Kouassi
Africa-Press – Côte d’Ivoire. À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations qui aura lieu du 13 janvier au 11 février 2024, le stade olympique d’Ebimpé concentre toutes les attentions.
Il y a deux matchs qui concentreront tous les regards pendant la Coupe d’Afrique des nations (CAN) : le match d’ouverture et de fermeture. Et tous deux auront lieu au même endroit : au stade olympique Alassane-Ouattara d’Ebimpé, à 25 km au nord d’Abidjan. Un nom devenu célèbre le 12 septembre, quand la rencontre amicale entre la Côte d’Ivoire et le Mali avait été interrompue à cause d’une pelouse inondée et impraticable. Le scandale avait coûté son poste à la directrice de l’Office national des sports (ONS), Mariame Yoda Koné (elle a été remplacée par Ousmane Gbané), mais également au ministre des Sports, Paulin Danho. Il se dit même que l’épisode ne serait pas étranger à l’éviction de Patrick Achi de la primature.
Mais les choses ont changé, promettent les officiels. Depuis le 14 septembre, la pelouse a été entièrement rénovée. Lors d’une visite technique le 7 novembre dernier, le nouveau Premier ministre, Robert Beugré Mambé, indiquait avoir « passé en revue tous les points de préoccupations avec les entreprises, le Bureau national d’études techniques et de développement [BNETD] et les ingénieurs sur le chantier ». Dix jours plus tard, le stade passait avec succès l’épreuve du feu, pendant le match Côte d’Ivoire-Seychelles, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026 – il s’est déroulé sans incident majeur malgré la pluie qui s’est abattue avant la rencontre.
Pelouse, toiture, voirie
« La pelouse est assez bonne, a alors affirmé en conférence de presse de fin de match Jérémie Boga, l’un des joueurs ivoiriens ayant disputé le match. Elle se dégradait un peu en deuxième période, mais elle est mieux qu’avant. » Magnanime, l’attaquant conseillait alors de lui « laisser du temps ». Le 1er décembre, le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) et vice-président du Comité d’organisation de la CAN (Cocan), Idriss Diallo, confirmait à son tour qu’il n’y avait « absolument aucun problème ». « Beaucoup de choses ont été faites, ajoutait-il. Le stade est opérationnel, tout comme les autres qui sont à l’intérieur du pays. »
Voilà pour la pelouse. Mais quid des travaux d’entretien du stade et de la toiture en particulier ? « Nous avons commencé à nettoyer depuis le 23 novembre et finirons d’ici au 15 décembre » assurait sur la Nouvelle Chaîne ivoirienne (NCI) Ismaël Kanté, directeur général de Ethad-Afrique, la structure chargée de l’entretien du stade. « Ebimpé est situé dans une zone industrielle et certaines usines, comme les cimenteries, produisent beaucoup de poussières de débris, qui viennent s’incruster sur la bâche de la toiture. »
Outre la toiture, les accès piétons du stade ont également subi des travaux d’urgence. Initiés par l’ONS, les travaux de la construction des voies d’accès Nord et Sud semblent officiellement achevés. Mais toutes les inquiétudes ne sont pas dissipées concernant les routes menant au stade : le 7 décembre dernier, une forte pluie a créé des inondations qui ont bloqué la voie principale fraîchement terminée, qui relie la commune de Yopougon à Ebimpé. Et qu’en est-il de l’autoroute Yopougon – Ebimpé ? Sera-t-elle prête pour la grand-messe du football africain ? Là encore, les interrogations demeurent.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Côte d’Ivoire, suivez Africa-Press





