Des œufs fossiles de plusieurs espèces découverts regroupés sur un même site

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Des œufs fossiles de plusieurs espèces découverts regroupés sur un même site
Des œufs fossiles de plusieurs espèces découverts regroupés sur un même site

Africa-Press – Côte d’Ivoire. Les premières coquilles fossiles du Mussentuchit Member, une formation géologique du Crétacé datée de 99 millions d’années, située dans l’Utah, ont été décrites il y a plus de cinquante ans. Jusqu’à récemment, les paléontologues étaient convaincus que cette unité ne renfermait qu’un seul ootaxon (le nom des œufs fossilisés), Macroelongatoolithus carlylei, attribué à des oviraptorosaures, des dinosaures à plumes proches des oiseaux.

Mais une nouvelle étude publiée dans Plos One raconte une toute autre histoire de ce site. En examinant plus de 4000 fragments de coquilles collectés sur vingt sites, une équipe du Musée d’histoire naturelle de Caroline du Nord a identifié six sortes d’œufs différents. Parmi eux, trois appartiennent à la famille des Elongatoolithidae, associée aux oviraptorosaures, ce qui suggère la coexistence d’au moins trois espèces de ces dinosaures au même endroit.

Deux autres sortes de coquilles sont liées aux ornithopodes, un groupe de dinosaures herbivores. Mais la découverte la plus surprenante est celle de Mycomorphoolithus kohringi, un ootaxon jusqu’ici connu uniquement en Espagne et au Royaume-Uni et qui serait attribuable à un crocodilomorphe.


Des questions à résoudre

Cette présence transcontinentale indique soit que des échanges de faune entre l’Amérique du Nord et l’Eurasie ont eu lieu durant le Crétacé, soit que des espèces différentes ont pondu des œufs morphologiquement très proches en raison d’une convergence évolutive.

Cette diversité d’œufs fossiles permet aussi de mieux comprendre l’environnement dans lequel vivait toutes ces espèces. Il y a 99 millions d’années, la région était une plaine côtière humide, située à la frontière occidentale de la mer intérieure qui divisait l’Amérique du Nord en deux masses continentales distinctes, la Laramidie sur laquelle régnera quelques millions d’années plus tard le T.rex, et l’Appalachie.

La coexistence de plusieurs oviraptorosaures suggère une partition des niches écologiques, avec peut-être des différences dans les régimes alimentaires ou les habitats de nidification. Plusieurs fouilles actuellement en cours devraient permettre d’en savoir plus sur les occupants de ces lieux.

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