Africa-Press – Djibouti. La République de Djibouti a franchi aujourd’hui une étape décisive dans la reconnaissance de son patrimoine culturel matériel avec le dépôt officiel de son tout premier dossier de proposition d’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Au nom de la République de Djibouti, notre ambassadeur à Paris et délégué permanent auprès de l’UNESCO, M. Ayeid Mousseid Yahya,, a procédé au dépôt officiel du dossier de candidature du Site d’Art Rupestre d’Abourma auprès du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, représenté par M. Lazare Eloundou Assomo, directeur du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Cette démarche nationale, qui s’inscrit dans la vision portée par le président Ismaïl Omar Guelleh, est conduite ici par le ministère de la Jeunesse et de la Culture sous l’autorité de. Dr Hibo Moumin Assoweh, dans le cadre d’un processus structuré, scientifique et participatif.
La candidature repose sur trois fondements majeurs dont un accompagnement technique de l’UNESCO:
La République de Djibouti a bénéficié de l’appui de l’UNESCO à travers des missions d’assistance technique et le programme « Créer un avenir pour le patrimoine mondial en Afrique », contribuant au renforcement de la qualité scientifique du dossier, dans le respect des normes internationales de conservation, de protection et de gestion du patrimoine.
Les contributions financières et techniques du Japon, du Royaume d’Arabie Saoudite, de la France et du Fonds du patrimoine mondial ont été particulièrement précieuses dans l’accompagnement de la République de Djibouti, en appui aux missions d’assistance et au renforcement des capacités nationales.
Le dossier s’appuie aussi sur les travaux de chercheurs djiboutiens, l’implication de la Commission nationale du patrimoine culturel, et une collaboration étroite entre spécialistes nationaux et experts internationaux.
Ce travail collectif a permis un inventaire rigoureux, documenté et scientifiquement validé des richesses archéologiques néolithiques du massif du Makarassou et du site d’Abourma.
Le processus a associé les autorités locales, le ministère délégué chargé de la Décentralisation, ainsi que les collectivités territoriales concernées.
L’installation officielle du Comité local de gestion du site d’Abourma constitue une étape structurante, plaçant les communautés locales de Tadjourah au cœur du dispositif de protection, de gestion, de valorisation et de transmission du site.
À travers ce dépôt, la République de Djibouti affirme sa volonté de préserver durablement son patrimoine culturel, de renforcer sa contribution à l’histoire universelle de l’humanité, et de faire de la culture un levier stratégique de développement durable, de cohésion sociale, de paix et de fierté nationale.
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