Africa-Press – Djibouti. Le président de l’Autorité des ports et des zones franches de Djibouti (APZFD), Aboubaker Omar Hadi, a reçu ce mardi matin à Red Sea World une délégation de U.S.–Djibouti Business Trade Mission Roundtable, dans le cadre d’un échange axé sur le renforcement de la coopération économique entre Djibouti et les Etats-Unis.
Introduite auprès de M. Hadi par l’homme d’affaires djiboutien Said Deil Waiss, la délégation américaine a exploré plusieurs pistes d’investissement, au premier rang desquelles les énergies renouvelables. Solaire, géothermie, éolien et énergie marémotrice figurent parmi les secteurs identifiés comme prioritaires.
A cette occasion, Aboubaker Omar Hadi a souligné que les infrastructures portuaires et les zones franches du pays sont « très énergivores » mais disposent, selon lui, d’un fort potentiel de diversification énergétique, un atout destiné à attirer de nouveaux investisseurs étrangers. Il a rappelé l’exemple du parc éolien Red Sea Power (RSP), d’une capacité de 60 mégawatts, développé par Great Horn Investment Holding grâce à des investissements directs étrangers, avec une participation majoritaire de l’Africa Finance Corporation (51 %), aux côtés de Climate Fund Managers (CFM) et de la FMO néerlandaise.
Les discussions ont également porté sur l’exportation de sel. Djibouti, surnommé le pays de l’« or blanc », dispose d’importantes réserves, susceptibles d’être exportées, notamment vers les Etats-Unis pour répondre aux besoins liés aux conditions hivernales rigoureuses.
Autre sujet évoqué: l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), mécanisme commercial américain permettant aux pays africains éligibles, dont Djibouti, d’accéder au marché des Etats-Unis. Les deux partie ont abordé par ailleurs l’initiative Sea–Air Cargo, présentée comme un levier logistique majeur reliant déjà 28 villes dans 25 pays africains, et pouvant offrir une solution rapide et compétitive aux entreprises américaines.
Selon l’APZFD, sept entreprises américaines sont actuellement implantées dans les zones franches de Djibouti, sur un total de 1 014 sociétés internationales.
La visite s’est poursuivie par un déplacement sur les principales infrastructures portuaires, notamment au terminal à conteneurs de Doraleh et au Djibouti Multipurpose Port (DMP), où la délégation a pu constater les capacités opérationnelles des installations. En fin de matinée, les responsables américains se sont rendus à la station des câbles sous-marins de Djibouti Télécom, à Haramous, un nœud stratégique des télécommunications régionales.
Dans l’après-midi, la délégation a été reçue par le ministre du Commerce, Mohamed Warsama Dirieh. Les échanges ont porté sur les perspectives de coopération commerciale et les moyens de renforcer les flux d’investissements et d’échanges entre Djibouti et les Etats-Unis.
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