
Le Gouvernement a procédé, hier lundi 26 janvier 2026, à la signature d’une Lettre d’Intention avec le China Green Industry Consortium, ouvrant la voie à l’évaluation d’un projet de parc industriel vert en zone portuaire. Cette étape marque le lancement officiel des travaux préparatoires en vue d’une éventuelle mise en œuvre d’un complexe industriel orienté vers la transition énergétique et les solutions bas carbone.
La cérémonie de signature s’est tenue sous la représentation du Gouvernement par le ministre de l’Économie et des Finances en charge de l’Industrie, M.Ilyas Moussa Dawaleh en présence du Secrétaire général de la Présidence de la République M.Mohamed Abdillahi Wais et de la Conseillère juridique du Président de la République, Mme Souad Houssein Farah soulignant l’importance institutionnelle accordée à cette initiative.
La Lettre d’Intention établit un cadre de coopération destiné à structurer les travaux techniques et commerciaux préalables au projet. Elle prévoit notamment la conduite d’une étude de faisabilité approfondie, comprenant la mobilisation des données pertinentes, l’organisation de visites de sites, l’analyse des besoins industriels et énergétiques, ainsi que l’examen des prérequis réglementaires applicables.
Les autorités ont précisé que ce document ne crée aucun engagement définitif ni droit direct pour les parties. Il constitue un instrument d’orientation permettant d’avancer de manière progressive et sécurisée vers la phase d’évaluation. À cette occasion, le ministre de l’Économie et des Finances a souligné que « cette Lettre d’Intention traduit la volonté d’avancer de manière structurée et pragmatique vers un projet industriel vert, créateur de valeur, d’emplois et d’opportunités », insistant sur une approche fondée sur la rigueur, la conformité juridique et une progression par étapes, appuyée par des livrables de faisabilité solides.
À ce stade, le projet à l’étude pourrait intégrer plusieurs composantes industrielles stratégiques. Celles-ci incluent notamment la production et la transformation de produits chimiques liés au sel et à la soude caustique, le développement de chaînes de valeur dans les équipements d’énergies renouvelables, ainsi que des solutions industrielles bas carbone telles que l’hydrogène vert, l’ammoniac ou le méthanol. Des capacités de production électrique renouvelable et d’autres options industrielles et hydriques complémentaires pourraient également être envisagées, selon les conclusions de l’étude de faisabilité. Le représentant du China Green Industry Consortium a salué la signature de cette Lettre d’Intention, estimant qu’elle établit « un cadre clair pour conduire une étude de faisabilité rigoureuse et identifier les meilleures options techniques, industrielles et énergétiques ». Il a réaffirmé l’engagement du consortium à travailler en coordination étroite avec la partie nationale, dans un esprit de partenariat durable. À la suite de cette signature, les parties ont convenu de la mise en place d’une Task Force de coordination ainsi que d’un plan de travail opérationnel, afin d’assurer le suivi des travaux et d’encadrer les prochaines étapes du processus d’évaluation du projet.