L’AISCCUF À Paris Pour Les Journées Des Réseaux Francophones

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L'AISCCUF À Paris Pour Les Journées Des Réseaux Francophones
L'AISCCUF À Paris Pour Les Journées Des Réseaux Francophones

Africa-Press – Djibouti. L’Association des institutions supérieures de contrôle des finances publiques de la Francophonie (AISCCUF) a pris part aux Journées des Réseaux institutionnels de la Francophonie, organisées la semaine dernière par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Paris. Ces Journées ont mis l’accent sur l’indépendance de la justice dans l’espace francophone, un principe clé de la Charte de la Francophonie.

L’AISCCUF était représentée par sa présidente, Ismahan Mahamoud Ibrahim, Première présidente de la Cour des comptes de Djibouti, accompagnée de Yassin Said Elmi, magistrat et conseiller senior à la Cour des comptes de Djibouti. Guillaume Brulé, directeur adjoint des relations internationales à la Cour des comptes de France, a également pris part aux discussions.

La rencontre a permis de revenir sur les engagements des Etats francophones en matière de justice, qui trouvent leur fondement dans la Déclaration de Bamako (2000) sur les pratiques démocratiques et les droits humains. Cette déclaration a ouvert la voie à la création des Réseaux institutionnels de la Francophonie (RIF), visant à traduire concrètement ces engagements en actions opérationnelles.

Au cours des débats, l’accent a été mis sur la nécessité de garantir l’indépendance de la magistrature et d’assurer une justice accessible et efficace. Dans ce contexte, la présidente de l’AISCCUF a rappelé le rôle crucial des juridictions financières dans la consolidation de l’Etat de droit, en veillant à la bonne gestion des fonds publics.

Elle a également souligné que l’indépendance des institutions supérieures de contrôle (ISC) repose sur des principes essentiels définis par l’INTOSAI, notamment l’inamovibilité des dirigeants et membres des ISC, l’accès libre à l’information et la liberté d’expression des rapports de contrôle.

Ismahan Mahamoud Ibrahim a évoqué les défis auxquels ces institutions sont confrontées, tels que les pressions financières ou les obstacles législatifs limitant leur autonomie. Selon elle, ces défis entravent l’efficacité des ISC et leur capacité à remplir leur rôle de garant de la transparence publique.

Dans la dernière partie de son intervention, la présidente a affirmé que l’indépendance des ISC est un combat continu, qui nécessite une action constante de plaidoyer et de sensibilisation auprès des pouvoirs publics pour maintenir la séparation des pouvoirs et garantir une justice impartiale et fiable

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