Lamuka appelé à présenter ses candidats au Bureau de la CENI/CENI : Adolphe Muzito appelle à un consensus sur les réformes électorales

13
Lamuka appelé à présenter ses candidats au Bureau de la CENI/CENI : Adolphe Muzito appelle à un consensus sur les réformes électorales
Lamuka appelé à présenter ses candidats au Bureau de la CENI/CENI : Adolphe Muzito appelle à un consensus sur les réformes électorales

Africa-PressDjibouti. Ni un procès-verbal, ni un document quelconque d’un candidat issu de la plateforme Lamuka, ne sera déposé où que ce soit. Adolphe Muzito, dans une correspondance adressée la semaine dernière au Speaker de la Chambre basse du Parlement, Christophe Mboso, tout en s’opposant catégoriquement à l’objet de la lettre transmise aux Représentants de Lamuka, estime que le remplacement du bureau Nangaa sans réformes institutionnelles au préalable en matière électorale, reste la pire des voies pour un retour à la case-départ des tensions politiques, de contestation, des pertes en vies humaines suite à la publication des résultats non conformes à la volonté du peuple exprimée dans les urnes. Parallèlement, le Coordonnateur en exercice de Lamuka en appelle à l’harmonisation des vues entre les parties prenantes notamment, les Confessions religieuses, la société civile et tant d’autres organisations. C’est cette rencontre, selon Muzito, qui donnera une issue favorable pour une CENI basée sur des valeurs.
Dans sa correspondance du 22 juillet dernier, Adolphe Muzito fustige la célérité avec laquelle les choses évoluent dans cette question électorale, allusion faite concrètement à la période allant de la promulgation par le Chef de l’Etat de la Loi sur la CENI, au remplacement de l’ancien bureau déjà fin mandat. Selon cet Ancien Ministre, cet élan prouve à suffisance la dictature qui prend de plus en plus une place de choix en République Démocratique du Congo. « Nous nous faisons le devoir de vous rappeler qu’il n’est un secret pour personne que les résultats annoncés des élections de décembre 2018 n’ont pas reflété les suffrages exprimés par le peuple congolais. La volonté souveraine du peuple transcrite à l’article 5 de la Constitution n’ayant pas été respectée, le pacte républicain de Sun-City s’est retrouvé violé, fragilisant ainsi l’ordre constitutionnel de notre pays. Ce péché originel a, depuis, ouvert la voie à plusieurs autres violations graves de la Constitution notamment, la nomination illégale des juges constitutionnels, la recomposition de la majorité parlementaire sur fond d’inversion des valeurs et de violation des règlements intérieurs ainsi que le passage en force opéré dans la procédure d’adoption et de promulgation de la loi sur la CENI, en dehors de tout consensus entre les parties prenantes», fait remarquer Muzito à Mboso N’kodia Pwanga, et de poursuivre : « la voie du dictat que vous avez choisie met en mal l’agencement constitutionnel de notre pays et l’expose, une fois de plus, à un processus électoral chaotique».
Pour conclure son message, le Président de la formation politique Nouvel Elan indique qu’avec une telle allure, le pays ne connaitra jamais le développement à cause des dirigeants peu crédibles à la tête de la Centrale électorale.
La Pros.

LAMUKA
Le Coordonnateur
Kinshasa, le 22 juillet 2021
A Monsieur le Président de l’Assemblé nationale
Palais du peuple
A Kinshasa/Lingwala
N/Ref. LAMUKA/AM/Coord./07/0001/2021
Concerne: désignation des membres de la CENI
Monsieur le Président,
Nous accusons réception de votre lettre référencée 028/RDC/AN/CP/MNPC/CM/MNT/07/2021 du 24 juillet dernier en rapport avec la désignation des membres de la CENI et vous en remercions.
En réponse, nous nous faisons le devoir de vous rappeler qu’il n’est un secret pour personne que les résultats annoncés des élections de décembre 2018 n’ont pas reflété les suffrages exprimés par le peuple congolais. La volonté souveraine du peuple transcrite à l’article 5 de la Constitution n’ayant pas été respectée, le pacte Républicain de Sun-City s’est retrouvé violé, fragilisant ainsi l’ordre constitutionnel de notre pays.
Ce péché originel a, depuis, ouvert la voie à plusieurs autres violations graves de la Constitution notamment la nomination illégale des juges constitutionnels, la recomposition de la majorité parlementaire sur fond d’inversion des valeurs et de violation des règlements intérieurs ainsi que le passage en force opéré dans la procédure d’adoption et de promulgation de la loi sur la CENI, en dehors de tout consensus entre les parties prenantes.
La voie du dictat que vous avez choisie met en mal l’agencement constitutionnel de notre pays et l’expose, une fois de plus, à un processus électoral chaotique.
C’est le lieu de vous rappeler également le premier paragraphe de l’exposé des motifs de notre Constitution qui affirme: “depuis son accession à l’indépendance, le 30 juin 1960, la République Démocratique du Congo est confrontée à des crises politiques récurrentes dont l’une des causes fondamentales est la contestation de la légitimité des institutions et de leurs animateurs’’. Ces crises répétitives de légitimité sont sources d’instabilité et du non décollage du pays.
En ce qui nous concerne, nous appelons à la réunion de toutes les parties prenantes pour s’accorder sur les réformes institutionnelles impératives en matière électorale en vue de l’organisation d’élections impartiales, crédibles et apaisées.
Veuillez croire, Monsieur le Président, en l’assurance de nos meilleurs sentiments.
Adolphe Muzito

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here