Élection à la CAF : le cadeau de Patrice Motsepe aux fédérations africaines

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Élection à la CAF : le cadeau de Patrice Motsepe aux fédérations africaines
Élection à la CAF : le cadeau de Patrice Motsepe aux fédérations africaines

Alexis Billebault

Africa-Press – Djibouti. Patron de la Confédération africaine de football depuis mars 2021, le Sud-Africain n’est pas officiellement candidat à sa succession. Mais il vient de faire un important geste financier à l’égard des fédérations du continent.

Patrice Motsepe sera-t-il candidat à sa réélection ? Si le patron de la Confédération africaine de football (CAF) fait encore mystère de ses ambitions, il semble déjà en précampagne. Lors d’une réunion à Abidjan avec les présidents des fédérations africaines lors de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations, il leur a annoncé que leur subvention annuelle allouée par la CAF allait être considérablement augmentée pour la période allant du 1er juillet prochain au 30 juin 2025.

Pas d’adversaire déclaré

Selon nos informations, ce financement va passer de 210 000 à 372 000 euros. Il vient s’ajouter à la revalorisation de la dotation accordée par la Fifa (du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2026) à toutes les fédérations affiliées. Celles-ci vont toucher 7,437 millions d’euros contre 5,578 millions d’euros sur la période 2019-2022.

Cet effort financier de la CAF, à un an de l’élection pour la présidence de l’instance, ne doit rien au hasard. « Bien sûr, Patrice Motsepe n’a pas annoncé qu’il sera candidat à sa propre succession, mais ce type de geste laisse supposer qu’il le sera », explique un dirigeant d’une fédération subsaharienne. Un avis confirmé par un autre président de fédération, pour qui la candidature du beau-frère du chef de l’État sud-africain Cyril Ramaphosa ne semble plus faire aucun doute. « On dit que Motsepe pourrait être candidat à l’élection présidentielle dans son pays. Je ne sais pas quel crédit accorder à ces rumeurs, mais je ne vois pas ce qui pourrait l’empêcher de briguer un nouveau mandat. »

Surtout, Patrice Motsepe n’a, pour le moment, pas d’adversaire. Les trois vice-présidents de la CAF, le Marocain Fouzi Lekjaâ, le Sénégalais Augustin Senghor et le Mauritanien Ahmed Ould Yahya n’affichent aucune volonté de monter au front. Les trois hommes, qui président leurs fédérations respectives, ont un emploi du temps déjà saturé: Lekjaâ est ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, Senghor est avocat et maire de Gorée, et Ould Yahya est un homme d’affaires actif.

Un candidat « surprise » ?

Patrice Motsepe avait été élu en mars 2021 à Nouakchott, à la suite des retraits d’Ahmed Ould Yahya, puis d’Augustin Senghor et de l’Ivoirien Jacques Anouma à la demande de leurs gouvernements respectifs. En coulisses, Gianni Infantino, le président de la Fifa, avait par ailleurs œuvré pour que tous trois se rangent derrière le Sud-Africain.

Bien sûr, l’émergence d’un candidat « surprise » n’est pas à exclure d’ici au mois de mars 2025, mais aucun président de fédération n’a encore manifesté la moindre intention de se lancer dans la course. Même constat du côté des anciens joueurs africains bénéficiant d’une forte notoriété, comme Didier Drogba, battu lors de l’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) en 2022, ou encore George Weah, l’ancien président du Liberia.

Enfin, Patrice Motsepe n’a pas que des partisans parmi les dirigeants du football africain – certains l’estiment trop dépendant de la Fifa, trop peu présent au Caire (siège de la CAF) et médiatiquement –, mais la tendance du moment est à une candidature unique du propriétaire du Mamelodi Sundowns Football Club.

Source: JeuneAfrique

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