Entre Tradition Et Excès Au Ramadan Sur La Consommation

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Entre Tradition Et Excès Au Ramadan Sur La Consommation
Entre Tradition Et Excès Au Ramadan Sur La Consommation

Africa-Press – Djibouti. Chaque ramadan, les marchés de Djibouti se remplissent de sacs de céréales achetés en grande quantité. Aliment essentiel du suhur, leur consommation croissante interroge sur nos choix et sur le véritable sens de ce mois de jeûne et de modération.

Pendant le mois de ramadan, on parle souvent de spiritualité, de patience et de solidarité. Pourtant, dans la réalité, on remarque aussi une forte augmentation de la consommation alimentaire, surtout des céréales. À Djibouti, ces produits occupent une place très importante dans les repas, notamment au moment du suhur, le repas pris avant le début du jeûne.

Dans ma vie quotidienne, je constate que presque toutes les familles consomment des céréales au suhur. Elles sont appréciées parce qu’elles rassasient et donnent de l’énergie pour tenir toute la journée. La plupart de ces céréales viennent d’Éthiopie. Elles sont présentes dans tous les marchés et font partie des habitudes alimentaires depuis longtemps. On les utilise pour préparer différentes recettes traditionnelles que tout le monde connaît.

Cependant, chaque année, le même problème se répète. À l’approche du ramadan, les prix augmentent. Les commerçants expliquent cela par la forte demande. Les gens achètent en grande quantité, parfois plus que nécessaire, par peur que les prix continuent d’augmenter ou que les produits manquent. Cette situation crée une sorte de cercle: plus on consomme, plus les prix montent. Ce qui me frappe le plus, c’est que le ramadan est censé être un mois de modération. On devrait apprendre à se contenter de peu et à ressentir la faim des plus pauvres. Pourtant, on observe l’inverse: les dépenses augmentent et certaines familles se retrouvent en difficulté à cause des achats excessifs. Parfois, même, une partie des aliments finit par être gaspillée.

Je pense qu’il est important de prendre conscience de cette situation. Nous pouvons continuer à consommer des céréales pour le suhur, car elles sont utiles et adaptées à notre alimentation. Mais nous devons éviter les excès. Une meilleure organisation et une consommation plus responsable pourraient aider les familles à économiser de l’argent et à respecter davantage l’esprit du ramadan. La surconsommation des céréales pendant le mois de ramadan à Djibouti est une réalité que nous devons reconnaître. Il ne s’agit pas seulement d’un problème de prix, mais aussi d’un comportement collectif. Si chacun fait un effort, nous pourrons vivre ce mois sacré de manière plus simple et plus fidèle à ses vraies valeurs.

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