Africa-Press – Gabon. Après une campagne désastreuse lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc, le gouvernement gabonais a annoncé, le 1er janvier 2026, la dissolution du staff technique, la suspension de l’équipe nationale et la mise à l’écart des joueurs, dans un geste inédit qui marque la fin d’une ère pour les Panthères du Gabon.
La sélection gabonaise a terminé la phase de groupes avec un bilan catastrophique: trois défaites consécutives face au Cameroun (0-1), au Mozambique (2-3) et à la Côte d’Ivoire (2-3), malgré une avance de 2-0 contre les Ivoiriens.
Avec zéro pointé et la dernière place du groupe F, cette campagne constitue l’une des pires performances de l’histoire des Panthères en CAN. L’équipe, pourtant portée par des stars comme Pierre-Emérick Aubameyang, Denis Bouanga et Mario Lémina, n’a pas su traduire ses ambitions en résultats.
Les failles tactiques, les erreurs défensives récurrentes et un manque de cohésion ont précipité l’échec, suscitant colère et incompréhension parmi les supporters et dans le gouvernement.
Face à ce désastre, le Dr Simplice Désiré Mamboula, ministre des Sports par intérim, a pris des mesures radicales. « Considérant les effets multiformes aux antipodes des valeurs d’équipe et d’exemplarité prônées par la 5ème République, le gouvernement décide la dissolution du staff technique, la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, et la mise à l’écart des joueurs », a-t-il déclaré.
Cette décision souligne l’importance stratégique et symbolique du football au Gabon, où la discipline sportive est étroitement liée à l’image nationale. Elle marque également un tournant pour la Fédération gabonaise de football, désormais invitée à prendre ses responsabilités et à reconstruire une équipe capable de relever le pays sur la scène africaine.
Le naufrage des Panthères au Maroc n’est pas seulement un revers sportif, il reflète également les enjeux socio-culturels et politiques liés au football au Gabon. Depuis les exploits des années 2010, où la sélection atteignait régulièrement les quarts de finale, les attentes ont grandi, faisant peser une pression considérable sur les joueurs et le staff.
Cette crise ouvre une nouvelle ère, où le Gabon devra repenser sa stratégie footballistique, ses méthodes de formation et sa gouvernance pour retrouver la fierté nationale et briller à nouveau sur la scène africaine.
Nkili Akieme





