Africa-Press – Gabon. Engagée dans l’assainissement des dépenses de formation de la fonction publique, la mission de vérification du «service fait» lancée par la ministre Laurence Ndong a entamé sa phase opérationnelle le 9 février 2026. Deux équipes d’audit ont été déployées simultanément dans neuf établissements d’enseignement supérieur afin d’attester la réalité des prestations avant le paiement d’une dette évaluée à plus de 3,7 milliards de FCFA.
La mission de vérification du «service fait» des prestations de formation des agents publics est entrée dans sa phase active. Après son lancement officiel le 5 février 2026 par la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, les premières opérations de contrôle ont effectivement démarré le 9 février avec le déploiement d’équipes d’audit sur le terrain.
Cette opération, qui concerne 3 546 agents publics en formation au Gabon et à l’étranger, s’inscrit dans un processus de régulation des dépenses publiques liées au financement des cursus dans les grandes écoles et universités partenaires de l’État.
Une réunion de cadrage pour fixer la méthodologie
En amont, une réunion technique de cadrage s’est tenue au ministère de la Fonction publique afin d’harmoniser les procédures. Les équipes mobilisées y ont reçu les orientations relatives aux objectifs, au périmètre, à la méthodologie et au calendrier de la mission.
Selon l’administration, cette étape visait à garantir une démarche conforme aux principes de bonne gouvernance, de maîtrise budgétaire et de conformité des prestations effectivement financées par l’État. Le directeur de cabinet de la ministre a, à cette occasion, insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre administrations et établissements de formation pour assurer une vérification rigoureuse et objective.
Neuf établissements audités dès le premier jour
Dès la première journée, deux groupes d’inspection ont été déployés et ont procédé à l’évaluation de neuf établissements d’enseignement supérieur: Le groupe 1 a effectué des contrôles à Sup de Com, IHEE, UAPOM, AFRAM et à IMSA. Le groupe 2 a audité l’ESSIG-USIA, EM-Gabon, l’ESGIS et l’UPSA-EAE.
Ces visites ont consisté notamment à examiner la présence effective des agents publics inscrits, la réalité des enseignements dispensés, les volumes horaires, les conventions signées ainsi que les pièces justificatives permettant d’attester que la formation financée a réellement été fournie.
Le ministère évoque «une première journée dense et constructive», annonçant une mission conduite sous le signe de l’exigence et de la transparence.
Condition préalable au paiement d’une dette importante
L’enjeu est également financier. La dette liée aux prestations de formation est estimée à 3 757 122 000 FCFA. L’État entend donc conditionner tout règlement à la confirmation préalable du service effectivement rendu.
À l’issue de cette mission, prévue du 5 au 20 février 2026, les paiements ne seront effectués qu’après validation des conclusions des audits. «Au terme de ce processus, l’État honorera ses engagements sur la base de conclusions claires et vérifiées», assure le ministère.
Au-delà du règlement des factures, l’opération vise aussi à améliorer durablement le dispositif de formation des agents publics en renforçant la traçabilité, le suivi pédagogique et la conformité contractuelle entre l’administration et ses partenaires académiques.





