Indignation de la Communauté Musulmane d’Akanda

1
Indignation de la Communauté Musulmane d'Akanda
Indignation de la Communauté Musulmane d'Akanda

Africa-Press – Gabon. Le Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon (CSAIG) a saisi le 11 février dernier le procureur de la République de Libreville aux fins de cessation de trouble et d’expulsion de squatters installés illégalement sur sa parcelle communautaire n°1/402 Akanda, titrée sous le numéro foncier 19595. Environ 80 % de cet espace est aujourd’hui occupé par 80 personnes, en violation manifeste du droit de propriété.

Nonobstant l’authenticité des documents présentés, les squatters qui brilleraient par ailleurs par une campagne de désinformations et de dénigrement des responsables du CSAIG, ne veulent pas entendre raison pour des raisons inavouées. Un noyau dur d’individus manifestement entêtés, encouragés, selon plusieurs sources concordantes, par des imams récalcitrants préférent, indique-t-on, l’agitation à la médiation.

Un bras de fer inexplicable

Une plainte distincte a été déposée auprès du doyen des juges du premier cabinet du Tribunal de première instance de Libreville pour faux, usage de faux et usurpation de titre contre le chef présumé des squatters, sieur Michel Moudaba, qui n’aurait de cesse de tirer à boulets rouge sur les détenteurs du titre foncier de la parcelle sur laquelle il s’est installé en toute illégalité. Ce dernier agirait au nom d’un collectif restreint de sept à huit personnes, dont certaines se seraient livrées à la revente illégale de parcelles à des expatriés, en ajoutant l’escroquerie à l’occupation frauduleuse.

Pourtant, la communauté musulmane du Gabon a, dès le déclenchement de l’affaire, clairement exprimé sa volonté de ne pas jeter à la rue les occupants illégaux, mais de les rencontrer, de les recenser et de leur proposer une cession encadrée des espaces occupés, moyennant des coûts sociaux forfaitaires. Une solution inspirée par l’esprit de conciliation, qui aurait pu constituer un précédent vertueux en matière de résolution des conflits fonciers. Mais cette main tendue se heurte à une résistance pour le moins curieuse.

Cette situation de blocage est d’autant plus paradoxale que cette parcelle, issue de l’ordonnance n°00000005/PR/2012 du 13 février 2012 et ratifiée par la loi n°003/2012 du 13 août 2012, abrite également un commissariat de police. Celui-ci, loin d’être un squat, s’est régulièrement enregistré à la suite d’un appel de la communauté musulmane, en démontrant que le droit peut être respecté lorsqu’il est reconnu.

La réalisation des projets structurants mise à rude épreuve

Au-delà du présent contentieux, les enjeux sont considérables. La Communauté musulmane du Gabon porte sur cet espace des projets structurants: université, jardin d’enfants, centre hospitalier, clinique et autres infrastructures à vocation éducative et sociale. Autant d’équipements destinés non pas à une élite confessionnelle, mais à l’ensemble de la société gabonaise. Leur blocage constitue une perte sèche pour l’intérêt général.

Dans ce contexte inflammable, les attaques personnelles se multiplient contre Abdu Razzaq Guy Kambongo, chef de la Communauté musulmane du Gabon. Des accusations qui seraient mensongères, des insanités et des campagnes de dénigrement circulent, portées par des mains tapies dans l’ombre, animées par une mauvaise foi manifeste. Or, il convient de rappeler une évidence juridique et morale: cette parcelle n’est pas le bien d’un homme, mais celui d’une communauté.

Antoine Relaxe

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here