Le Bistouri De La Solidarité Pour Les Enfants Oubliés

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Le Bistouri De La Solidarité Pour Les Enfants Oubliés
Le Bistouri De La Solidarité Pour Les Enfants Oubliés

Africa-Press – Gabon. Le 30 mars 2026, la Fondation Ma Bannière a ouvert, à l’hôpital mère-enfant de Libreville, les portes d’une caravane chirurgicale entièrement gratuite. Des enfants gabonais portant sur leurs visages les stigmates silencieux de la fente labiopalatine et des brûlures y ont trouvé, peut-être pour la première fois, la promesse concrète d’une réparation.

Il y a des initiatives qui n’ont pas besoin de grands discours pour dire ce qu’elles valent. Celle-ci se lit sur les visages: celui des mères qui serraient contre elles leurs enfants dans les couloirs de l’hôpital, dès le 29 mars, lors des consultations préopératoires ; celui des pères qui cherchaient leurs mots pour exprimer une gratitude trop longtemps contenue. «On ne savait pas comment nos enfants allaient grandir, comment on allait trouver l’argent pour les opérer», a confié l’un d’eux, phrase d’une sobriété déchirante, qui dit mieux que toute statistique l’étendue du vide que comble cette opération.

Le dispositif, fruit d’un partenariat tripartite entre la Fondation Ma Bannière, le ministère de la Santé et l’ONG italienne Emergenza Sorrisi, cible deux pathologies précises: la fente labiopalatine et les séquelles de brûlures graves, affections qui condamnent leurs jeunes victimes, faute de prise en charge, à une marginalisation que personne ne voit parce que personne ne regarde.

Mais ce qui distingue cette caravane d’un simple geste de charité, c’est son architecture pédagogique. Les spécialistes italiens ne sont pas venus déposer leur savoir-faire et repartir. Ils sont venus le transmettre. «Nous sommes ici pour partager notre expérience avec les médecins locaux», a précisé l’un d’eux, évoquant la perspective d’une convention institutionnelle à venir. Un engagement qui projette cette initiative bien au-delà de ses quelques jours d’intervention, et en fait un jalon potentiel dans la structuration durable du système de santé gabonais.

La Première dame Zita Oligui Nguema a, ce jour-là, signé quelque chose de rare: la preuve qu’une volonté politique, quand elle est sincère, finit toujours par trouver le chemin des visages.

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