Table Ronde Nationale Pour Refonder Processus Électoral

2
Table Ronde Nationale Pour Refonder Processus Électoral
Table Ronde Nationale Pour Refonder Processus Électoral

Africa-Press – Gabon. Du 31 mars au 1er avril, autorités publiques, acteurs politiques et société civile se réunissent pour dresser le bilan du cycle électoral 2024-2025 et proposer des réformes concrètes en faveur d’une gouvernance démocratique renforcée.

À Libreville, le ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation (MISD), en collaboration avec le ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions (MRRI) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), organise du 31 mars au 1er avril une table ronde nationale d’évaluation du processus électoral 2024-2025. Cette rencontre réunit l’ensemble des parties prenantes, notamment les acteurs politiques, les organisations de la société civile, les professionnels des médias ainsi que les représentantes des organisations féminines.

L’objectif affiché est de poser un diagnostic approfondi du système électoral gabonais afin d’identifier les réformes nécessaires à l’amélioration de la gouvernance démocratique. Il s’agit également de renforcer la transparence, l’inclusivité et la crédibilité des scrutins à venir, dans un contexte où la confiance des citoyens demeure un enjeu central.

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a souligné l’importance de ce cadre d’échanges. «Ce symposium, qui réunit bon nombre d’acteurs politiques, ayant participé aux dernières élections, est une opportunité unique de réflexion et d’échange sans tabou sur les causes du constat fait d’une emprise marquée par une hibernation préjudiciable à la vie démocratique hors période électorale. Ce diagnostic s’impose à l’effet de tracer le concours d’un système partisan plus présent, plus soumis, plus transparent et plus inclusif», a-t-il déclaré.

Au-delà du diagnostic, les assises ambitionnent de formuler des solutions concrètes et adaptées aux réalités du pays. Les discussions devraient permettre de jeter les bases d’un système partisan plus structuré, reposant sur des principes de stabilité institutionnelle, de représentativité et de responsabilité. L’enjeu est de faire des partis politiques de véritables acteurs de la vie publique, capables de s’inscrire dans la durée, et non de simples instruments mobilisés à l’occasion des échéances électorales.

Une analyse rigoureuse de l’ensemble du cycle électoral

De son côté, la représentante résidente du PNUD, Rokya Ye-Dieng, a insisté sur la nécessité d’une analyse globale et rigoureuse de l’ensemble du cycle électoral. «C’est pourquoi, au sortir de ces discussions, nous espérons que des axes prioritaires de réforme du processus électoral seront définis de manière consensuelle, entre autres, sur les mécanismes d’actualisation du fichier électoral, les conditions de réception et d’enregistrement des dossiers de candidature aux différents scrutins, la formation des partis politiques, des parties prenantes au processus, ainsi que l’éducation civile civique et la sensibilisation des électeurs», a-t-elle expliqué.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des démarches engagées par les autorités de la transition, qui avaient sollicité en octobre 2024 l’appui du système des Nations Unies pour accompagner l’organisation des scrutins du cycle électoral.

Pour le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, cette table ronde revêt une importance stratégique dans la consolidation du processus démocratique. «Les élections sont l’expression la plus directe de la souveraineté populaire, la clé pour garantir la représentativité, la stabilité politique et le développement durable de notre pays. La confiance de nos citoyens dans le processus électoral est donc essentielle pour consolider la légitimité de nos institutions et renforcer la cohésion nationale. Toutefois, il nous faut reconnaître que le chemin vers des élections crédibles et transparentes comporte ses défis», a-t-il affirmé.

Il a par ailleurs mis en garde contre les risques liés à une insuffisante prise en compte de ces défis. «Ces défis, si nous ne les abordons pas avec sérieux et détermination, peuvent fragiliser la confiance que nos concitoyens placent dans leurs institutions et remettre en question la crédibilité de notre démocratie. C’est précisément pour cette raison que l’heure est à l’action», a-t-il martelé. À travers cette concertation nationale, le gouvernement entend ainsi poser les bases d’un processus électoral plus fiable, transparent et inclusif, garantissant à chaque citoyen gabonais l’exercice de ses droits dans un climat apaisé et équitable.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here