Bilan Financier Inédit de Lessagui à 3,67 Milliards FCFA

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Bilan Financier Inédit de Lessagui à 3,67 Milliards FCFA
Bilan Financier Inédit de Lessagui à 3,67 Milliards FCFA

Africa-Press – Gabon. Un siège social à 1,650 milliard CFA, une convention commerciale à plus d’1 milliard CFA, une politique sociale pour 23 millions CFA, un compte de résultats à plus de 10 chiffres, l’acquisition de quatre embarcations… Tout en alertant sur l’urgence des réformes structurelles, l’ancien directeur général de la Marine marchande revendique une transformation financière et opérationnelle sans précédent, en 40 ans d’existence de la structure.

Seize mois de mandat auront suffi à Jean Cruz Lessagui pour imprimer une marque financière significative à la Direction générale de la Marine marchande (DGMM). Dans sa déclaration du 6 février 2026, l’ancien directeur général a présenté un bilan chiffré qui contraste avec quatre décennies de fonctionnement sans patrimoine immobilier propre ni autonomie financière affirmée.

Le principal indicateur mis en avant par Jean Cruz Lessagui concerne les résultats de l’institution: «Un compte de résultats réels à plus de 10 chiffres», a-t-il annoncé, signalant une performance économique dépassant le milliard de francs CFA. Cette rentabilité s’accompagne d’une optimisation des conventions commerciales, dont l’une représente «la première dans l’histoire de la Marine marchande à plus de 1 milliard» de francs CFA, marquant un renforcement des partenariats avec les opérateurs économiques.

Cette dynamique financière a permis à la DGMM de franchir un cap symbolique: l’acquisition de son premier siège social. «Le tout premier siège social de la direction générale de la Marine marchande après 40 ans de son histoire, acquis en fonds propres au montant de 1,650 milliard de francs CFA. Autrement dit, je n’ai pas ponctionné les finances publiques», a déclaré Jean Cruz Lessagui, insistant sur l’autofinancement de cet investissement stratégique.

1,673 milliard de francs CFA d’investissements hors budget étatique

Au-delà de l’immobilier, le directeur sortant présente une série d’acquisitions matérielles financées en dehors du budget de l’État. Quatre embarcations motorisées ont été acquises, dont une déjà opérationnelle à Djoué, les trois autres devant être livrées «dans les 100 premiers jours du premier gouvernement de la Vème République ». S’y ajoutent quatre véhicules et la motorisation de deux vedettes Océan 26 destinées aux ports de Lambaréné et Mayumba, toutes ces acquisitions réalisées « hors budget de l’État».

En additionnant le siège social (1,650 milliard FCFA) et ces équipements, le montant global des investissements propres de la DGMM sous la direction de Jean Cruz Lessagui dépasse 1,673 milliard de francs CFA, une performance inédite pour une structure administratives maritime.

Une modernisation administrative et sociale

La transformation ne s’est pas limitée aux finances. Jean Cruz Lessagui a instauré un manuel de procédures et interconnecté l’ensemble de l’administration maritime via la création d’adresses e-mail professionnelles, une première pour la DGMM. Sur le plan social, 23 millions de francs CFA ont été distribués aux agents dans le cadre d’une «politique sociale équitable et transparente». «Ça n’était pas là avant mon arrivée», a-t-il souligné, évoquant également «une confiance rétablie auprès des opérateurs économiques».

Malgré ces avancées, Jean Cruz Lessagui a identifié des faiblesses structurelles majeures. La DGMM fait face à des «écarts de l’Organisation maritime internationale de 2017» qui nécessitent «des réponses urgentes et appropriées». La digitalisation du secteur reste à concrétiser, tandis que la formation des inspecteurs maritimes constitue un défi critique.

«La formation immédiate des inspecteurs actuellement en insuffisance inadmissible pour nos 900 kilomètres de littoral», a-t-il souligné, pointant du doigt une carence en personnel qualifié pour assurer la surveillance et le contrôle du vaste domaine maritime gabonais. Cette insuffisance pose des questions de sécurité maritime et de conformité aux standards internationaux, dans un contexte où le Gabon cherche à renforcer sa position dans le golfe de Guinée.

Une transition sous pression

Le bilan présenté par Jean Cruz Lessagui dessine les contours d’une administration maritime en pleine mutation, dotée désormais de moyens financiers et matériels qu’elle n’avait jamais connus, mais confrontée à des défis réglementaires et opérationnels urgents. «La Direction générale de la Marine marchande est due pour une modernisation, voire une modernisation avancée», a-t-il conclu, laissant à sa successeure un héritage financier solide mais aussi une feuille de route exigeante pour hisser l’institution aux standards internationaux.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: 1,650 milliard pour le siège social, plus d’1 milliard de convention, 23 millions en politique sociale, et un compte de résultats à 10 chiffres. Reste à transformer ces acquis financiers en capacités opérationnelles durables pour un secteur maritime stratégique pour l’économie gabonaise.

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