Africa-Press – Gabon. À la suite du coup d’État opéré fin août dernier, le Gabon, qui devrait inévitablement subir d’autres restrictions de la part de ses partenaires financiers internationaux, mise plus que jamais sur une meilleure mobilisation de ses ressources sur le plan national avec l’implication des services de la douane et des impôts dont les responsables sont appelés par le ministre de l’Économie et des Participations à plus d’abnégation au travail.
Après la suspension par les États-Unis de certains de ses programmes d’aide extérieure, le Gabon n’en a pas fini avec les restrictions de la part de ses partenaires financiers internationaux. «La survenance d’une action militaire dans un pays ferme généralement l’accès à un certain nombre de financements extérieurs. Et notre pays ne va pas y échapper», a prévenu mardi 3 octobre Mays Mouissi lors de la cérémonie d’installation officielle des nouveaux directeurs nommés lors du dernier Conseil des ministres.
Si le ministre de l’Économie et des Participations souhaite que ces restrictions ne se généralisent pas, il entend néanmoins être préparé au choc potentiel à venir. Pour ce faire, les nouveaux promus sont invités à plus d’abnégation au travail, tout en boostant leurs équipes, aussi bien à la douane qu’aux impôts. Les recouvrements au niveau national devraient donc être plus suivis.
«La stratégie, elle est toute simple, assure le membre du gouvernement : il nous faut arriver à mieux mobiliser les ressources à l’intérieur de notre territoire. Les douanes et les impôts portent cette responsabilité.» Pour Mays Mouissi, c’est la seule option pour le Gabon s’il veut continuer à payer les salaires, les bourses d’études et assurer d’autres charges. Pour s’assurer du bon travail des agents de ces deux entités, le ministre de l’Économie et des Participations a instruit les différents responsables de mettre régulièrement à la disposition du président de la Transition et du Premier ministre les informations actualisées sur le niveau des recettes.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Gabon, suivez Africa-Press