Anges Kevin Nzigou Appelle la Diaspora FDS à Agir

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Anges Kevin Nzigou Appelle la Diaspora FDS à Agir
Anges Kevin Nzigou Appelle la Diaspora FDS à Agir

Africa-Press – Gabon. À Paris, lors de la cérémonie de vœux à la diaspora du Front démocratique socialiste (FDS), Me Anges Kevin Nzigou a livré un discours de fond appelant les militants de l’étranger à jouer un rôle central dans la construction actuelle du Gabon. Entre soutien lucide au processus en cours, refus de toute dérive autoritaire et exigence de justice sociale, le président du FDS a exhorté la diaspora à devenir une force de réflexion, de vigilance et de proposition au service de la refondation de l’État.

Réunis à Paris à l’occasion de la cérémonie de vœux à la diaspora, les militants du Front démocratique socialiste (FDS) ont été invités par leur président, Me Anges Kevin Nzigou, à assumer pleinement leur rôle politique dans la phase de transition que traverse le Gabon. Dans un discours dense, structuré et exigeant, le leader socialiste a placé la diaspora au cœur du combat politique du parti, la qualifiant de «composante essentielle» et non périphérique de l’action collective.

«La diaspora du Front démocratique socialiste ne doit être ni périphérique ni accessoire. Elle doit s’affirmer comme une composante essentielle de notre combat collectif», a-t-il affirmé d’emblée, appelant les militants de l’étranger à être à la fois «une conscience en mouvement, une mémoire active [et] une vigie politique».

Une adhésion critique à la transition

Revenant sur les événements du 30 août 2023, Anges Kevin Nzigou a rappelé la position du FDS face à la transition en cours: un soutien lucide, jamais aveugle. «Notre adhésion à la transition n’a jamais été une adhésion aveugle. Elle a été un choix politique réfléchi», a-t-il souligné, précisant que soutenir la transition «ne signifie pas renoncer à [leur] esprit critique».

Le président du FDS a insisté sur les lignes rouges du parti, rejetant sans ambiguïté «l’impunité, la violence politique, la négation des droits, l’humiliation des citoyens [et] la confiscation de la parole populaire», tout en réaffirmant l’ambition d’«une République sociale, un État de droit réel, une justice indépendante».

Un message clair au monde syndical et aux autorités

Abordant l’actualité sociale, notamment la situation des enseignants, Me Nzigou a reconnu certains acquis récents, tout en alertant sur la persistance d’une défiance profonde. «La liberté retrouvée ne suffit pas. Sans confiance, sans interlocuteurs légitimes, sans changement réel, aucune paix sociale durable ne peut s’installer», a-t-il averti, réaffirmant le soutien du FDS au monde enseignant «entier, vigilant et résolu».

La diaspora, levier stratégique et intellectuel

Au fil de son intervention, le président du FDS a attribué à la diaspora une responsabilité singulière, liée à son exposition à d’autres modèles politiques et sociaux. «Parce qu’il agit depuis l’extérieur, il bénéficie d’un recul politique précieux», a-t-il expliqué, invitant les militants à transformer leur expérience en force de proposition pour le Gabon.

«La diaspora n’est pas un espace de commentaires à distance ; elle doit être une force de production intellectuelle et programmatique», a-t-il martelé, appelant économistes, juristes, enseignants et cadres à nourrir une alternative crédible face à la vie chère et aux politiques d’ajustement.

Contre la tentation autoritaire et la peine de mort

Anges Kevin Nzigou s’est également montré ferme face aux débats sur les libertés fondamentales, mettant en garde contre les «tentations récurrentes de la facilité autoritaire». Sur la question de la peine de mort, sa position a été sans équivoque: «La peine de mort n’est pas une réponse politique ; elle est l’aveu d’un échec. Elle ne répare rien, ne protège durablement personne et abîme irréversiblement la conscience collective.»

Une année placée sous le signe de la contribution

En conclusion, le président du FDS a appelé la diaspora à un engagement utile, fondé sur l’analyse, l’expertise et la proposition. «Le temps n’est pas à la surenchère verbale, mais à l’élévation du débat», a-t-il déclaré, formulant le vœu que la nouvelle année soit celle de «la maturité politique, de l’intelligence collective et du service désintéressé du bien commun».

Un discours qui confirme la volonté du Front démocratique socialiste de s’inscrire non dans la dénonciation permanente, mais dans une posture de vigilance, de réflexion et de construction, avec une diaspora appelée à jouer un rôle central dans la refondation du Gabon.

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