CTRI – Partis politiques : Divorce consommé !?

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CTRI – Partis politiques : Divorce consommé !?
CTRI – Partis politiques : Divorce consommé !?

Africa-Press – Gabon. Dans une déclaration au vitriol, un collectif des partis politiques légalement reconnus (CPPLR) a, par l’entremise du président de sa Cellule de veille, par ailleurs président de l’Union du peuple gabonais loyaliste (UPGL), David Mbadinga, s’insurge avec véhémence contre la mise en œuvre qualifiée de ‘’précipitée’’ et de ‘’cavalière’’ d’une des résolutions du Dialogue national inclusif par le ministère de l’intérieur. Ce collectif entend dès lors user de tous les moyens de droit et voies de recours possibles pour obtenir la levée de cette mesure considérée comme un recul en matière de démocratie et des libertés.

Les formations politiques membres de cette coalition, s’indignent du fait que « la mesure portant suspension des partis politiques légalement reconnus et celle relative à leur exclusion des commissions électorales, sont déjà actées et appliquées d’autorité par le ministère de l’intérieur, alors même qu’elle ne fait pas force de loi », regrettent-elles.

David Mbadinga, le président de cette plate-forme politique et ses compagnons font constater que lesdites mesures, préconisées par un nombre marginal de contributeurs au Dialogue national, « sont inapplicables en l’état et contraires aux lois et règlements en vigueur, notamment les dispositions pertinentes de la constitution de 1991 (Loi n°3 /91 du 26 mars 1991) sur les droits et libertés fondamentaux modifiées ; ainsi que celles de la charte de la transition en vigueur à savoir, l’ordonnance 003/PT/2023 du 2 septembre 2003 révisée par la loi 001/2023 d’octobre 2023. Elles sont aussi contraires au code électoral, dans sa loi n° 33/2023 du 15 juillet 2023 modifiant et complétant certaines dispositions communes à toutes les élections politiques et la loi organique n°16/2011 du 24 février 2012 modifiée relative à la création et au fonctionnement des partis politiques au Gabon ; ainsi qu’à la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples », fulminent-ils.

Pour la coalition qui ne fait plus mystère de sa déception et de sa volonté de retirer sa confiance au CTRI après l’adhésion spontanée à l’acte de libération du 30 août 2023, les mesures chahutées ainsi que le discrédit jeté sur toute la classe politique confondue, rendue responsable de la situation chaotique du pays participent « du détricotage prémédité des acquis politiques des 33 dernières années ».

De toute évidence, cette montée d’adrénaline et le climat délétère observé entre la classe politique gabonaise -toutes proportions gardées- et les autorités de la transition, trouvent sa source dans la désignation unilatérale par le CTRI des représentants des partis politiques au Dialogue national inclusif et leur affectation d’autorité au sein des commissions et sous-commissions des assises d’Angondjé.

Autre motif d’indignation pour ce collectif, le fait de considérer comme pléthorique le nombre des partis politiques légalement reconnus (104), alors qu’il existe dans le même temps au Gabon, « 9000 organisations de la société civile, dont 6000 légalement reconnues et 3000 en instance de légalisation, recevant des subventions de l’Etat et de l’extérieur, alors que les partis politiques en sont exclus », révèle la coalition qui fustige le silence des autorités à cet effet.

Alph’-Whilem Eslie

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