Africa-Press – Gabon. L’aventure démocratique dans certains pays africains n’a toujours pas franchi le seuil des « temps modernes » où les élections constituent une période festive de choix normal et tranquille des populations. Au pays d’Ali Bongo, le jour d’élection rime encore avec coupure d’internet et couvre feu.
Les gabonais étaient convoqués aux urnes hier samedi 26 Août 2023 pour des élections à triple enjeu : local, législatif et présidentiel. Dans ces genres de « démocratie » aux allures dynastiques, le pays étant dirigé depuis environ 55 ans par une seule et même famille, c’est le choix du Président de la République qui retient véritablement l’attention.
Comme pour confirmer la frilosité du système électoral du Gabon, le gouvernement a annoncé une coupure d’internet jusqu’à nouvel ordre sur toute l’étendue du territoire de même qu’un couvre-feu qui débute aujourd’hui dimanche soir du 19h à 6h du matin. Pour le Ministre Mboumba Bissawou, il s’agit de mesure de sécurité car internet est un « terrain fertile pour les appels au désordre et à la violence ».
Par ailleurs, le gouvernement précise l’instauration d’une obligation de demander une autorisation trois jours avant d’organiser toute réunion ou manifestation.
Alors que plusieurs médias français sont suspendus de diffusion en raison « d’un manque d’objectivité et d’équilibre dans le traitement de l’information en lien avec les élections générales en cours » selon les autorités gabonaises, le peuple attendra que son « nouveau » président lui soit rapidement révélé. Vraisemblablement, internet et une vie normale ne seront de mise qu’après cela.
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