Je n’ai pas encore dit mon dernier mot (Jean Ping)

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Je n’ai pas encore dit mon dernier mot (Jean Ping)
Je n’ai pas encore dit mon dernier mot (Jean Ping)

Africa-Press – Gabon. 6 ans après l’élection présidentielle de 2016, Jean Ping qui rêve toujours de s’installer au palais présidentiel pour exercer son pouvoir de « Président de la République élu » a, dans un message de bonne fête à ses concitoyens, averti qu’il n’a pas encore dit son dernier mot.

Voici l’intégralité de son discours dont une copie a été reçue par la rédaction de Gabonactu.com

Gabonaises, Gabonais,

Chers compatriotes,

Mesdames et Messieurs les représentants de la Communauté internationale

Mesdames et Messieurs,

En m’adressant à vous, je ne tiens pas à revenir sur l’état des lieux désastreux de notre pays,

comme chacun de nous le sait.

Il est primordial pour moi, de renouveler mes félicitations au peuple gabonais dans la longue

marche vers la liberté qu’il poursuit sans relâche.

Je salue la constance de notre peuple dans sa mobilisation et son rejet irréversible du régime usurpateur.

Chers compatriotes,

Je sais que vous avez tous à l’esprit les déclarations historiques, devant les tribunaux de Libreville, sur les détournements de fonds publics, d’une ampleur et dans des circonstances sans précédent.

Ces révélations, de la bouche même de ceux qui ont eu entre leurs mains le bien public, sont

venus ajouter un nouveau choc dans l’opinion gabonaise tant de fois outragée.

Après d’autres crimes dans d’autres domaines, nous sommes devant des crimes financiers,

destructeurs de nos finances publiques.

Ceci vient confirmer l’inconscience et le cynisme des personnes dont le seul but est de

confisquer le Gabon et ses ressources, à leur propre bénéfice.

C’est la preuve supplémentaire que la vie de notre pays se résume en une accumulation de destructions : destruction de notre cadre juridique et de notre tissu économique ; de nos systèmes de santé et d’éducation et de tous les amortisseurs sociaux ; destruction de nos valeurs culturelles, de notre vivre-ensemble et de notre histoire.

En définitive, le Gabon reste paralysé depuis le coup d’Etat de août 2016 et la longue

Résistance de notre Nation.

Discours à la Nation du Président de la République – Indépendance, 2022 …/…

Chers compatriotes,

La force de notre détermination, ici et dans la Diaspora, s’affiche sous le regard du monde.

Mais les échos de votre impatience et du découragement, pour certains, me parviennent aussi.

Les responsables des partis politiques et des syndicats, les personnalités politiques et les citoyens que je reçois évoquent avec gravité les risques de plus en plus grands que ce pouvoir illégitime fait peser sur notre nation et ses populations.

Chaque jour, à l’occasion des audiences que j’accorde aux familles, je suis bouleversé d’entendre encore et encore évoquées, la détresse et la souffrance ; l’absence de paiement des pensions et l’incertitude des lendemains dans vos vies.

J’écoute chaque jour ceux qui se lamentent, ceux qui pleurent, ceux qui se révoltent et ceux

qui ne croient plus au changement et à l’alternance.

J’entends aussi ceux qui ont des privilèges et qui ont peur du changement.

À ceux-là, je dirais comme Gandhi que « le monde contient bien des choses pour les besoins

de chaque homme, mais pas pour la cupidité de tous ».

Chers compatriotes,

Je n’oublie pas, dans ces échanges, les prisonniers politiques au premier rang desquels, Bertrand ZIBI ABEGHE, Jean Rémi YAMA, Consty ONDO, Gérald AGAYA et tous les autres, détenus arbitrairement.

Dans tous les cas, le Gabon n’offre plus de perspectives à ses enfants.

Le Gabon ne présente plus d’horizon d’espérance pour les nouvelles générations.

Ces nouvelles générations au sein desquelles se sont distingués des jeunes dont le sacrifice a

bouleversé notre pays, suite aux attaques du 31 août 2016.

La barbarie aveugle s’est abattue sur des innocents sans défense et sans armes, froidement

assassinés à mon QG.

Ce jour qui demeure inoubliable a profondément traumatisé la conscience nationale.

À ce moment-là, l’humanité qui nous habite, nous, du côté des victimes, a transcendé notre douleur pour ne pas plonger dans la violence de la vengeance, légitime défense face aux bourreaux sanguinaires.

Notre Âme Commune a pris le dessus.

Cette Âme Commune qui est le propre des justes et des patriotes.

Cette Âme Commune aux femmes et aux hommes qui savent qu’ils n’ont que le Gabon comme pays, et qui ne peuvent se laisser entraîner dans la destruction de la terre de leurs ancêtres.

Chers compatriotes,

L’histoire nous enseigne que l’accumulation des privations et des vexations dispose les

populations à la radicalisation qui mène souvent à l’explosion sociale.

Les Gabonais ne sont pas loin de cela.

C’est pourquoi le choix que le peuple gabonais a porté sur ma personne reste la seule option

qui nous épargnera de basculer dans la malédiction des guerres civiles en Afrique.

C’est avec fierté que j’incarne l’offre politique crédible qui restaure ainsi l’état de droit et

garantit le salut de notre Nation.

C’est pourquoi je demeure et je resterai intransigeant, aussi longtemps que je n’aurais pas

libéré le Gabon, de l’asservissement, de la peur et du besoin.

Chers compatriotes,

Les Armoiries de la République Gabonaise proclament : ‘’UNITI-PROGREDIEMUR’’.

Ensemble nous progressons.

Dans cet esprit, je ne me sens pas seul, alors que je m’investis au service de la République. Jean PING OKOKA n’est pas seul, comme se plaisent à le répéter les médias aux ordres. Dans ce combat que nous avons coutume d’appeler « vérité des urnes », je n’ai pas dit le

dernier mot aussi longtemps que je peux compter sur vous et sur tous nos alliés traditionnels.

Nous nous sommes rapprochés de notre but : mettre fin à l’usurpation du pouvoir pour vivre

l’alternance et le changement de système.

C’est ce que je vous ai dit, la dernière fois que je me suis adressé à vous sur les antennes de

France 24.

La terre promise est une promesse divine. Nous la tenons parce que nous avons accompli la

part humaine qui nous incombe.

Sur le chemin qui doit s’achever à cette étape en 2022, celle de la conquête de la liberté, nous

avons traversé tant d’épreuves.

Tant de fois dans notre histoire tout a semblé compromis, comme sur le chemin de la terre

promise, au fil du souvenir remontant de Moïse à Jacob, Isaac jusqu’à Abraham.

Autant de fois, des fils illustres, d’authentiques héros se sont sacrifiés, pour que le Gabon se

libère, pour que le Gabon vive.

Seuls ceux qui ne vivent pas cette lutte dans leur chair, ou comme nos héros l’ont vécu au prix

de leur sang, peuvent prétendre que rien n’est fait et que ça ne sert à rien.

Il faut encore vous rappeler qu’au lendemain du coup d’Etat jusqu’à ce jour, nous avons pu et

su discréditer le régime usurpateur.

S’imposer par la force ne peut suffire à ce régime pour diriger le Gabon.

Un Etat, une Nation, un pays, exige plus que la force et la répression aveugles.

Servir notre patrie exige autre chose que ce que ce régime a fait du Gabon, au terme de la

barbarie et de la gestion calamiteuse de ces dix dernières années.

C’est pourquoi je vous demande de ne pas vous laisser distraire par le théâtre que l’on vous

présente chaque jour.

Le pouvoir actuel, c’est purement du passé. Préparons-nous à construire l’avenir de notre pays. Chers compatriotes,

J’ai réitéré, à plusieurs reprises, mon attachement à l’idée d’associer des patriotes de tous bords

à la Nouvelle République.

Je rappelle à nouveau mon but qui vise à faire du Gabon ce que vous avez ardemment

souhaité en 2016, c’est-à-dire :

stabilité et les libertés fondamentales, gages d’un meilleur vivre-ensemble ;

partenaire privilégié de l’Etat;

Chers compatriotes,

Les différentes parties prenantes au règlement de la crise gabonaise devraient comprendre que seul un Gabon stable permettra la préservation des intérêts bien compris de tous et les équilibres de la sous-région.

Un Gabon dirigé par le pouvoir légitime élu par le peuple gabonais en 2016 est en mesure de

renforcer cette stabilité dans une sous-région livrée à toutes les convoitises internationales.

Dans ce contexte, l’ardente attente du peuple gabonais est d’ouvrir un nouvel horizon en

tournant le dos au passé.

Tel est le sens de mon propos dans l’entretien que j’ai accordé à France 24, reflétant fidèlement, non pas ma pensée personnelle, mais l’état d’esprit du peuple gabonais aujourd’hui poussé à bout.

Plus que jamais, ce qui compte pour ce peuple c’est la souveraineté exprimée en 2016 et

l’alternance ; c’est la dignité humaine et la défense de la patrie aujourd’hui en danger.

En prenant à témoin l’opinion gabonaise, les partenaires du Gabon, sans cesse alertés par mes soins dans le langage diplomatique, doivent savoir que cette évolution marque l’entrée dans une période lourde de menaces et d’incertitude.

Considérant que nous sommes à un moment crucial des attentes légitimes du peuple gabonais,

le moment approche où je m’ouvrirai à toutes les voies proposées par le peuple gabonais.

Le moment approche des arbitrages ultimes que le peuple souverain me réclame.

Contrairement à ce que pensent certains, ce ne sera pas pour courber l’échine ou renoncer.

Je conduirai en temps opportun ces consultations, quoiqu’il puisse m’en coûter, pour me tenir

aux côtés des Gabonais, quoiqu’ils décident pour l’avenir immédiat du Gabon.

Le Gabon ne peut plus attendre. Devant la désolation qui frappe le Gabon, plus rien ne s’oppose au consensus international pour la primauté au Gabon, de la responsabilité de protéger et de l’État de droit

Les Gabonaises et les Gabonais, en communion sur cette terre sacrée du Gabon, avec les mânes de nos ancêtres, et conformément à la Constitution de la République, disent que plus rien ne s’oppose à l’alternance et au nouveau pouvoir.

Le temps est venu que définitivement s’installe Monsieur Jean PING, Président de la

République Gabonaise.

Jean PING OKOKA, président de la République Gabonaise. Que les mânes de nos ancêtres veillent sur le Gabon éternel. Que Dieu protège le Gabon

Vive la République

Vive le Gabon

Je vous remercie

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