Africa-Press – Gabon. Au terme de sa session du jeudi 26 février 2026, le Conseil des ministres, dirigé par le président de la République, chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a adopté trois (3) projets de décrets visant à encadrer significativement les rémunérations et avantages des dirigeants et membres des organes de gouvernance des entités publiques en République Gabonaise. « Ces mesures s’inscrivent dans la politique de rationalisation des dépenses publiques et de moralisation de la gestion des deniers de l’État », souligne le communiqué final du Conseil des ministres.
Le premier projet de décret fixe le plafonnement des rémunérations des présidents, vice-présidents des conseils d’administration et personnels de direction des établissements publics, entreprises publiques et sociétés d’État. Le deuxième texte étend ce même principe aux présidents, vice-présidents des Conseils de régulation et personnels des Autorités administratives indépendantes.
« Pris sur le fondement de l’article 95 de la Constitution et des textes en vigueur, ces deux décrets soumettent explicitement toutes ces rémunérations à l’impôt sur le revenu et à la retenue pour pension de retraite, conformément aux règles fiscales et sociales applicables. Ils interdisent formellement toute forme de double rémunération », lit-on.
Enfin, le troisième projet de décret porte sur le plafonnement des jetons de présence alloués aux membres des Conseils d’administration des établissements publics, sociétés d’État, entreprises publiques et Autorités administratives indépendantes.
Ce texte, également fondé sur l’article 95 de la Constitution, définit les montants maximums et les modalités de versement de ces indemnités de session, afin d’éviter les dérives observées par le passé.
« Ces trois décrets traduisent une volonté claire de mettre fin aux écarts excessifs et aux pratiques opaques qui ont parfois caractérisé la rémunération des responsables publics », précise le communiqué final du Conseil des ministres.
En imposant des plafonds, une fiscalisation intégrale et l’interdiction du cumul indu, le gouvernement entend dégager des marges budgétaires supplémentaires au profit des priorités sociales et de la lutte contre la vie chère, apprend-on.
Dans l’attente de leur promulgation, la mise en œuvre effective de ces textes constitue, au regard des précédents essais non transformés, un test concret de la détermination des nouvelles autorités à assainir la gouvernance des structures publiques, à réduire un tant soit peu le train de vie de l’Etat et à restaurer la confiance des citoyens dans la gouvernance du pays.
Elliott Ana Merveille et Darène Mabelle Ayingone





