Transparence électorale : L’opposition fait ses propositions à la Cour constitutionnelle

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Transparence électorale : L’opposition fait ses propositions à la Cour constitutionnelle
Transparence électorale : L’opposition fait ses propositions à la Cour constitutionnelle

Africa-Press – Gabon. A la suite de la réunion du 31 mai dernier ayant permis à une dizaine des partis politiques de l’opposition de signer un Mémorandum en vue des élections démocratiques et crédibles dans le pays, les membres de la plateforme des partis politiques et regroupements des partis politiques de l’opposition (PG41) se sont rendus le 22 juin à la Cour constitutionnelle. Conduits par Me Louis Gaston Mayila, ils ont remis à sa présidente, Marie Madeleine Mborantsuo, ce document contenant des propositions pour la transparence électorale au Gabon.

Comme annoncé lors de la rencontre ayant permis la signature de ce Mémorandum, le 31 mai, les membres la plateforme des partis politiques et regroupements des partis politiques de l’opposition (PG41) ont remis le 22 juin ce document au président de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo. Une audience entrant dans le cadre des discussions visant l’amélioration du système électoral.

Conduite par le président de l’Union pour la nouvelle République (UPNR), Louis Gaston Mayila, cette délégation était, entre autres, composée de Paulette Missambo de l’Union nationale et de Guy Nzouba Ndama de Les Démocrates (LD).

Globalement le rendez-vous leur a permis de présenter leurs réflexions concernant cette amélioration du système électorale gabonais. Les conclusions sont ainsi consignées dans ce «Mémorandum pour la transparence électorale» dont l’ambition est d’éviter au Gabon les contestations répétées des résultats électoraux à l’issue de chaque scurtin. Des propositions devant aider à l’organisation des élections crédibles, apaisées et transparentes dans le pays.

Comme propositions concrètes, on retiendra notamment «le transfert de toutes les compétences en matière électorale au Centre gabonais des élections (CGE) ; l’implication de tous les partis politiques à toutes les phases du processus électoral ; la nécessité d’exclure les magistrats en activités au poste de président du CGE et de ses démembrements et le renouvellement des membres du CGE dont mandat est échu depuis ; la désignation du président du CGE et de ses démembrements en fonction de la représentativité des partis ; l’adoption du bulletin de vote unique au format A3 ; la transmission de la liste électorale à tous les partis politiques et sa publication sur le site web du CGE ; la révision de la loi sur les réunions publiques jugée liberticide ; la facilitation de l’obtention de la carte d’identité nationale, le retour aux disposition du décret n°000398/PR/MISPD du 10 mai 2002 sur les modalités de convoyage, d’affichage et de consultation des procès-verbaux des opérations électorales».

A noter que les réformes proposées par l’opposition vont bien au-delà du cadre juridique et institutionnel des élections. Car, ils touchent aussi à des questions régaliennes telles que l’indépendance de la Cour constitutionnelle, l’organisation et le fonctionnement des forces de défense et de sécurité, la crédibilité des magistrats, etc.

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