Africa-Press – Gabon. Au Gabon, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS) ont signé, ce mardi 27 janvier 2026, un protocole d’accord stratégique. Ce partenariat vise à renforcer la surveillance des installations radioélectriques grâce à un échange structuré d’informations et à une coopération technique accrue.
L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS) ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la gouvernance du secteur des télécommunications au Gabon. Les deux institutions ont procédé, ce mardi 27 janvier 2026, à la signature d’un protocole d’accord destiné à encadrer les modalités d’échange d’informations relatives à la surveillance des installations radioélectriques sur le territoire national.
Selon le président du Conseil de régulation de l’ARCEP, Célestin Kadjidja, cet accord vient formaliser et structurer une collaboration devenue indispensable entre deux institutions de l’État investies de missions régaliennes complémentaires. «Ce protocole d’accord va dorénavant mieux organiser notre collaboration avec l’AGEOS. L’ARCEP régule et contrôle les services et les opérateurs de télécommunications, tandis que l’AGEOS, en tant qu’opérateur public, entre pleinement dans le champ de nos missions», a-t-il expliqué.
Il a également souligné l’apport stratégique de l’AGEOS, qui collecte et analyse des données essentielles pouvant appuyer efficacement le travail de régulation de l’ARCEP. «Les informations produites par l’AGEOS sont utiles à la régulation et contribuent également au développement de services publics pour le compte de l’État. Il est donc nécessaire de coordonner nos efforts et de partager régulièrement ces données», a-t-il insisté.
Rompre avec le cloisonnement institutionnel
Le protocole d’accord couvre l’ensemble des activités, projets et programmes conjoints liés à la surveillance satellitaire des installations radioélectriques. Pour le directeur général de l’AGEOS, Aboubakar Mambimba Ndjouingui, cette collaboration traduit une volonté commune de rompre avec le cloisonnement institutionnel. «Nous rapprochons nos forces. Travailler ensemble, plutôt qu’en silo, est essentiel pour le développement de l’écosystème national des télécommunications», a-t-il déclaré.
Afin d’assurer un suivi efficace des engagements pris, les deux parties ont convenu de la mise en place d’un Comité de pilotage conjoint. Celui-ci sera chargé de coordonner et d’évaluer les actions prévues par le protocole. Il se réunira au moins deux fois par an, selon un chronogramme établi, ou de manière exceptionnelle en cas de besoin, alternativement dans les locaux de l’ARCEP et de l’AGEOS. Les projets identifiés feront l’objet de plans opérationnels détaillant les responsabilités, les ressources mobilisées, les échéances et les résultats attendus.
Établissement public dédié à la collecte, à l’analyse et à l’exploitation des données d’observation de la terre, l’AGEOS joue un rôle important dans la gestion durable de l’environnement, des ressources naturelles et de l’aménagement du territoire. Pour son directeur général, ce type de partenariat est devenu incontournable face aux enjeux contemporains. «Aujourd’hui, les questions de changement climatique, de planification territoriale ou de développement des infrastructures ne peuvent plus être abordées sans une expertise nationale solide», a-t-il souligné, rappelant que l’AGEOS déploie ses infrastructures sur 24 pays, avec une capacité de couverture allant jusqu’à 2 800 kilomètres.
Par cet accord, l’ARCEP et l’AGEOS confirment leur engagement commun à renforcer la souveraineté technologique et la qualité de la régulation des télécommunications au service du développement du Gabon.





