Africa-Press – Gabon. L’ONG Aurore a officiellement annoncé, ce mardi à Port-Gentil (littoral sud), par le quartier Matanda, une opération de recensement des femmes gabonaises exerçant l’activité de fumage de poisson, dans le cadre de son projet « Mangrove verte et communauté résiliente ». Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de protection de l’écosystème de la mangrove, tout en améliorant durablement les conditions de travail des actrices de la filière halieutique.
Les bénéficiaires auront accès à une formation technique sur des méthodes de fumage écologiques, conçues pour réduire les émissions de fumée et limiter les impacts sur la santé, notamment au niveau des yeux et des voies respiratoires.
Le fumage traditionnel du poisson, largement pratiqué dans les zones côtières, repose souvent sur une consommation importante de bois, contribuant à la dégradation progressive de la mangrove.
À cela s’ajoutent des risques sanitaires liés à l’exposition prolongée à la fumée. À travers cette opération de recensement, l’ONG entend identifier et accompagner les femmes fumeuses de poisson vers des pratiques plus durables et plus sûres.
« C’est un projet à grand impact social qui vise à renforcer les capacités des populations de Matanda (pêcheurs, femmes fumeuses de poisson, résidents) à gérer durablement l’écosystème de mangrove et à réduire l’impact de la pollution, en offrant des alternatives économiques et en promouvant le civisme environnemental », a précisé la Présidente l’ONG Aurore, Dr Ida Flore Maroundou.
Le projet « Mangrove Verte » vise donc à concilier préservation de l’environnement et autonomisation économique des femmes. « L’ambition est de réduire la consommation de bois dans cette activité et de préserver la santé des poumons et des yeux des dames qui exercent cette profession mais également Adopter les techniques écologiques », a expliqué Dr Maroundou.
En compensation, le projet prévoit la dotation en fours Chorkor, une technologie reconnue pour son efficacité énergétique. Plus performants et économes en bois, ces fours permettent d’optimiser la production tout en diminuant la pression exercée sur les ressources forestières, notamment les palétuviers, essentiels à l’équilibre de la mangrove.
À Matanda, cette initiative se veut un levier de transformation sociale et environnementale. En soutenant les femmes dans l’adoption d’équipements modernes et respectueux de l’environnement, l’ONG Aurore ambitionne de bâtir une communauté plus résiliente, capable de protéger son écosystème tout en renforçant son autonomie économique.
Toutes les femmes concernées à Port-Gentil sont invitées à se faire enregistrer afin de prendre part à ce programme porteur d’espoir pour la mangrove et les générations futures.
Elliott Ana Merveille et Jean-Jacques Rovaria Djodji





