Crise de l’Éducation Nationale: Avancées et Appel au Sursaut

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Crise de l'Éducation Nationale: Avancées et Appel au Sursaut
Crise de l'Éducation Nationale: Avancées et Appel au Sursaut

Africa-Press – Gabon. Face aux cadres du système éducatif réunis ce jeudi 23 janvier au lycée public d’Alibandeng, le ministre d’État en charge de l’Éducation nationale a présenté le bilan à mi-parcours du comité technique de suivi-évaluation. Entre reconnaissance des revendications, engagements chiffrés et appel à la confiance, Camélia Ntoutoume Leclercq a défendu un protocole d’accord inédit censé dénouer la crise qui paralyse l’école gabonaise depuis plusieurs semaines.

Le ministre d’État à l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a choisi la pédagogie de la transparence pour s’adresser, ce 23 janvier, aux directeurs d’académies, chefs d’établissements et partenaires sociaux. Cette rencontre stratégique visant à présenter un bilan à mi-parcours des travaux de la commission interministérielle intervenait à la veille d’une nouvelle assemblée générale des enseignants. Dans un discours empreint de solennité, la ministre a d’emblée validé le combat syndical: «Vos revendications sont légitimes. Votre colère est légitime», a-t-elle reconnu, tout en martelant l’urgence d’un retour en classe. «Sauvons notre avenir. Nous sommes sur la dernière ligne».

Un pacte interministériel pour des régularisations massives

L’enjeu de ce grand oral était de démontrer que le temps des «promesses vaines» appartient au passé. Pour la première fois, une synergie tripartite unissant l’Éducation nationale, la Fonction publique et le Budget a été mise en place pour garantir la viabilité financière des mesures. « Le gouvernement est lié par un acte. Dès l’instant où un protocole d’accord est signé, il nous engage », a martelé le ministre d’État, rappelant que l’Éducation nationale mobilise désormais près de 10 % du budget national. Entre engagement budgétaire inédit, régularisations massives et appel à la reprise des cours, le gouvernement joue la carte de la transparence pour désamorcer la crise et sauver l’année scolaire.

Sur le terrain des carrières, les chiffres témoignent d’un effort de régularisation sans précédent: 4 000 postes budgétaires ont été attribués pour résorber les situations précaires, 328 postes sont dédiés aux sortants de l’ENS et de l’ENSET, tandis que 692 professeurs d’école (ENI) bénéficient de pré-salaires avant une intégration totale en janvier 2027. Enfin, 1 800 enseignants bénévoles voient leur statut enfin reconnu par la Fonction publique.

Pour dissiper les soupçons de clientélisme et de favoritisme dans la sélection aux postes budgétaires attribués, Camélia Ntoutoume Leclercq a promis une transparence de fer: « Il n’y a pas de privilège, pas de copinage. Le plus grand critère, c’est l’ancienneté », a-t-elle insisté, promettant que les critères de sélection seraient rendus publics et que l’ancienneté primerait. «Je ne veux pas voir dans les 4 000 quelqu’un qui est moins ancien que les autres», a-t-elle averti, appelant chacun à jouer un rôle de «gendarme» pour éviter les doublons et privilèges.

Le 25 février: l’échéance de la concrétisation financière

Le gouvernement a désormais les yeux rivés sur le calendrier. La date du 25 février a été gravée comme l’échéance de la matérialisation des effets financiers sur les bulletins de solde. Parallèlement, le ministre a annoncé une tournée d’écoute immersive dans les établissements pour s’attaquer à la pénibilité du travail, avec notamment la livraison de mobilier scolaire.

«Le 25 février, ce n’est plus loin. Faites confiance au président de la République. Il s’est engagé», a plaidé Camélia Ntoutoume Leclercq. En appelant à la reprise des cours, elle a exhorté les parents et les enseignants à ne pas sacrifier l’année scolaire, garantissant que la sécurité et la dignité des formateurs demeurent la boussole de son action au sein du gouvernement de la nouvelle République.

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