Africa-Press – Gabon. Fin de parcours pour Aimé Marcel Ndouly. Ce trentenaire, qui se faisait passer pour un agent de la Direction générale des services spéciaux (DGSS), a été interpellé le 29 janvier dernier par les véritables limiers de l’antenne provinciale du Haut-Ogooué. Accusé d’usurpation de titre, de vol et d’escroquerie, il aurait mis en place, avec un complice en fuite, un système de racket ciblant les orpailleurs clandestins de la zone de Botosso.
La Direction générale des services spéciaux (DGSS) vient de porter un coup d’arrêt à une entreprise criminelle qui déstabilisait les zones aurifères du département de la Lékoko. Le 29 janvier au petit matin, à Moanda, les agents de l’antenne provinciale ont mis la main sur Aimé Marcel Ndouly, un Gabonais de 38 ans. Sous ses dehors de citoyen ordinaire, employé d’une société de sous-traitance à la Comilog, l’homme cachait une activité de « faux agent » particulièrement lucrative.
Le mode opératoire était bien rodé. Profitant de la crainte qu’inspire l’uniforme, le suspect se rendait dans les campements d’orpailleurs clandestins des forêts de Botosso, notamment vers le village Lemagna. Se réclamant de la DGSS, il aurait, selon des sources sécuritaires, instauré un climat de terreur pour extorquer des biens.
Le bilan de ses dernières « opérations » est édifiant: cinq téléphones portables et environ huit grammes d’or, dont la valeur marchande est estimée à près de 560 000 FCFA, ont été dérobés. L’individu n’agissait pas seul. Il aurait bénéficié de la complicité d’Éric Soussibari, un ancien élément de la Garde républicaine (GR) radié des effectifs, actuellement activement recherché par les forces de l’ordre.
Une logistique bien huilée
Loin d’être un acte isolé, cette usurpation de titre s’appuyait sur une organisation structurée. Les enquêteurs ont saisi un véhicule de marque Toyota, immatriculé CT-2027-AA, que les deux complices utilisaient pour leurs déplacements sur les sites aurifères. Plus inquiétant encore, certaines sources évoquent une possible complaisance de notables locaux, favorisant la prolifération de l’exploitation illégale de l’or dans ces localités enclavées.
Déterminée à assainir le secteur et à restaurer l’autorité de l’État, la DGSS poursuit ses investigations pour retrouver le complice en cavale et identifier d’éventuels relais locaux. Aimé Marcel Ndouly devrait, pour sa part, être mis à la disposition des officiers de police judiciaire compétents avant son passage devant le magistrat instructeur près le Tribunal de première instance de Franceville.





