Africa-Press – Gabon. Après la perte de son principal contrat représentant près de 60 % de son chiffre d’affaires au Gabon, la direction de Newrest Gabon, filiale d’un groupe français détenu par Olivier Sadran, a choisi de quitter le pays dans la plus grande discrétion, laissant derrière elle plus de 600 employés sans salaires, sans explications et sans perspectives. Un départ jugé irresponsable et méprisant, qui ravive le spectre du traumatisme social laissé par Sodexo en 2017.
À Port-Gentil, la stupeur est totale. Dans la nuit du mercredi 28 janvier 2026, les dirigeants de Newrest Gabon ont quitté le territoire gabonais en catimini, sans informer ni les employés, ni les fournisseurs, ni les partenaires sociaux. Une fuite honteuse qui révèle un profond mépris pour les travailleurs gabonais et pour l’État qui les a accueillis.
Le jeudi matin, apprend-on, plus de 600 salariés découvrent des bureaux vides, désertés par leurs responsables. Aucun message, aucune note officielle, aucune explication. À ce jour, aucun signe de vie de la direction. Les discussions relatives au paiement des salaires, des cotisations sociales, des primes et des engagements contractuels ont été brutalement interrompues.
Les employés se retrouvent livrés à eux-mêmes, face au silence et à l’irresponsabilité caractérisée de dirigeants désormais introuvables, notamment Benoît Dombret (directeur administratif et financier) et Nicolas Descourteux (directeur général). Pourtant, au cœur de cet abandon scandaleux, une lueur d’espoir émerge: les salariés découvrent l’existence d’une entreprise gabonaise engagée dans des discussions avancées avec Newrest Gabon pour le rachat et la continuité des activités.
Une entreprise gabonaise essaie d’éviter le drame social
Cette société locale, elle aussi surprise par le départ précipité et non signalé de la direction de Newrest Gabon, se bat aujourd’hui pour préserver les emplois, maintenir l’activité et éviter un drame social. Elle incarne la vision prônée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, axée sur la promotion des entreprises nationales, la souveraineté économique et la protection de l’emploi gabonais.
Face à cette situation, une question fondamentale se pose: certaines multinationales françaises sont-elles présentes au Gabon pour contribuer durablement à l’économie nationale, ou seulement pour maximiser leurs profits avant de se retirer à la première difficulté, au mépris des droits des travailleurs?
Les employés de Newrest Gabon interpellent solennellement l’État gabonais afin qu’il se saisisse de ce dossier en urgence. Ils refusent de revivre le traumatisme du départ de Sodexo, le 30 août 2017, qui avait plongé plus de 1 000 familles gabonaises dans la précarité, sans accompagnement ni justice sociale.
Le Gabon ne peut plus tolérer que des multinationales exploitent ses ressources humaines et économiques, engrangent des profits, puis s’enfuient en abandonnant salariés, dettes sociales et responsabilités. Cette époque doit prendre fin.
Créé en 2009, Newrest Gabon a débuté principalement ses activités en milieu remote, pour se diversifier vers la restauration collective et le Facility Management. Aujourd’hui, l’entreprise se distingue par son expertise en restauration collective, gestion hôtelière et Facility Management, offrant des prestations complètes adaptées aux environnements les plus exigeants.





