Africa-Press – Gabon. Alors que la grève se poursuit au sein des groupes Gabon Télévisions et Radio Gabon, plusieurs agents ont été empêchés d’accéder à la Maison Georges Rawiri ce lundi 26 janvier 2026. La direction leur imposait de signer un document les rendant responsables d’éventuelles dégradations, une condition jugée abusive par le Syprocom, qui dénonce un climat de défiance et appelle désormais à l’intervention des plus hautes autorités.
La tension monte au sein du Groupe Gabon Télévisions et de Radio Gabon. Alors qu’ils avaient décidé de reprendre le service ce lundi 26 janvier 2026, plusieurs agents membres du Syndicat des professionnels de la communication (Syprocom) se sont vu refuser l’accès au siège des deux structures sises à la Maison Georges Rawiri. La direction leur imposait de signer un document les engageant à assumer toute responsabilité en cas de dégradations du matériel ou des locaux.
Cette condition a provoqué la colère des syndicalistes, qui dénoncent une atteinte à leurs droits. «Nous avons décidé, comme tous les lundis, de participer à la levée des couleurs, conformément aux dispositions instaurées par le président de la République. Mais grande a été notre surprise de constater que l’accès était conditionné par deux obstacles: figurer sur une liste dont nous ignorons l’origine et signer un engagement pour entrer dans nos bureaux», a expliqué Hervé Ndzighe, président du Syprocom.
Accusations, défiance et appel au gouvernement
Le syndicat rappelle que lors des derniers échanges avec la tutelle, il avait été convenu que les grévistes pourraient accéder librement à leur lieu de travail en présentant simplement leur carte nationale ou professionnelle. «Il n’a jamais été question de signer un tel document. Nos responsables ont déjà montré leur mauvaise foi en inventant des accusations de vandalisme. Mais jusqu’à présent, aucune preuve n’a été apportée. Où sont les preuves que nous aurions cassé ou saccagé quelque chose?», s’est insurgé Hervé Ndzighe, dénonçant un «climat de crise de confiance» instauré par la hiérarchie.
Les syndicalistes regrettent également que les directeurs généraux des deux groupes n’aient pas respecté les instructions du ministre de la Communication, qui leur avait demandé de reprendre les discussions avec les partenaires sociaux. «Aucun administratif n’a convié les membres du bureau du syndicat à la table des négociations. Nous constatons une nouvelle fois que ces directeurs généraux s’illustrent par leur défiance vis-à-vis de l’autorité ministérielle», a déploré le président du Syprocom.
Face à ce blocage, le syndicat en appelle désormais à l’intervention des plus hautes autorités pour rétablir le dialogue et mettre fin à une crise sociale qui ne cesse de s’envenimer.





